Premiers Écrits

Appendice

Chapitre « Ma première vision », Pages 15-20. Emploi du pronom “nous”.—En parlant de certains événements futurs, l’auteur emploie le pronom “nous” et semble participer activement à quelques-unes des scènes qu’elle décrit. Ceci a reçu, de la part de quelques lecteurs, une interprétation littérale. Afin de mettre les choses au point, il suffira de tenir compte des faits suivants:

Lorsque Mme White décrit ce que Dieu lui a révélé, elle le fait parfois comme si elle était mêlée aux événements dont elle parle, que ceux-ci aient eu lieu dans le passé, qu’ils soient présents ou futurs. En réponse aux questions concernant la condition dans laquelle elle se trouvait lorsqu’elle était en vision, elle écrit:

“Quand le Seigneur juge bon de me donner une vision, je suis transportée en présence de Jésus et des anges, et entièrement détachée des choses de cette terre... Mon attention est souvent attirée sur des scènes qui se passent ici-bas. Parfois je suis transportée bien loin dans le futur, et je vois ce qui doit arriver. D’autres fois je vois des choses qui ont eu lieu dans le passé.” Spiritual Gifts 2:292.

Ellen White, adventiste elle-même, écrit comme si elle voyait et entendait ce qui va se produire:

Page 15: “Nous entendîmes bientôt la voix de Dieu, semblable au bruit des grandes eaux, annonçant le jour et l’heure du retour de Jésus.”

Page 16: “Nous entrâmes tous ensemble dans la nuée, et notre ascension pour atteindre la mer de verre dura sept jours... Jésus, de sa propre main, ceignit nos fronts d’une couronne.”

Page 17: “Nous entrâmes tous avec le sentiment que nous avions droit à ce lieu.”

“Nous vîmes l’arbre de vie et le trône de Dieu.”

“Jésus à notre tête, nous quittâmes tous la cité pour la terre.”

Page 19: “Alors que nous allions entrer dans le temple...”

“Je ne saurais décrire toutes les splendeurs que j’y ai vues.”

Après sa vision, Mme White était capable de se souvenir d’une grande partie de ce qui lui avait été montré, mais elle n’avait plus aucun souvenir de ce qui était secret et ne devait pas être révélé. En ce qui concerne la scène qui doit se produire lorsque le peuple de Dieu sera délivré (p. 285), elle entendit annoncer “le jour et l’heure du retour de Jésus” (p. 15, 34). A ce sujet, elle écrivit plus tard:

“Je n’ai pas la moindre idée du temps dont a parlé la voix de Dieu. J’ai entendu cette voix proclamer l’heure et le jour de la venue de Jésus, mais après ma vision, je n’en ai plus eu le moindre souvenir. J’ai vu des scènes d’un tel intérêt qu’aucun langage humain ne saurait décrire. Tout était pour moi une vivante réalité.” (E. G. White, Lettre 38, 1888. Selected Messages 1:76.)

Le fait qu’elle semblait participer à certains événements ne garantit pas qu’elle y participera quand ces événements se produiront.

Page 17. Frères Fitch et Stockman.—En racontant sa première vision, Mme White parle des “frères Fitch et Stockman” comme des rachetés avec lesquels elle s’est entretenue dans la nouvelle Jérusalem. Tous les deux étaient des pasteurs qu’elle avait bien connus et qui avaient pris une part active dans la proclamation du message sur le retour du Christ, mais qui étaient morts peu de temps avant le désappointement du 22 octobre 1844.

Charles Fitch, un pasteur presbytérien, accepta le message adventiste en lisant les conférences de William Miller, ainsi que par ses relations avec Josiah Litch. Il se lança de tout son cœur dans la proclamation du retour du Christ comme devant se produire à la fin des 2300 jours; ce fut un chef en vue du Mouvement adventiste. En 1842, il dessina la carte prophétique qui eut un si grand succès, et dont parle Mme White dans les Premiers Ecrits, à la page 74. Il mourut quelques jours avant le 22 octobre 1844, à la suite d’une maladie contractée lors d’un service baptismal par une froide journée d’automne. Voir Prophetic Faith of Our Fathers 4:533-545.

Lévi F. Stockman était un jeune pasteur méthodiste de l’Etat du Maine, qui, en 1842, avec une trentaine d’autres* pasteurs méthodistes, embrassa le message de la seconde venue du Christ et le proclama. Il travaillait à Portland (Maine), quand il tomba malade, en 1843. Il mourut de tuberculose le 25 juin 1844. C’est vers lui que Mme White, alors jeune fille, se rendit pour demander conseil lorsque, découragée, Dieu lui parla dans deux songes. Voir Premier écrits, 12 et 78-81; Prophetic Faith of Our Fathers 4:780-782.

Lorsque Mme White eut une vision des événements qui suivirent la seconde venue du Christ, elle parla avec ces hommes des expériences par lesquelles avaient passé les croyants du Mouvement adventiste. Elle semble participer elle-même aux événements dont elle parle.

Chapitre « Ma première vision », Page 21. Le mesmérisme.—Pour justifier leur opposition, quelques ennemis des premières visions de Mme White l’accusaient d’être sous l’influence du mesmérisme, un phénomène connu aujourd’hui sous le nom d’hypnotisme. L’hypnose est un état qui ressemble au sommeil, produit par la suggestion. Le sujet hypnotisé, étant en rapport avec celui qui le suggestionne, répond à ce qu’il en attend. Quand un médecin “mesmérite” voulut hypnotiser Mme White, il en fut incapable.

Dès le début de son ministère, Mme White dénonça les périls de l’hypnotisme, et elle reçut souvent des instructions à cet égard. Elle met en garde contre la pratique consistant à dominer l’esprit ou la volonté d’un autre. Voir Rayons de Santé, 120, 121; Medical Ministry, 110-112; Selected Messages 2:349, 350, 353.

Chapitre « Ma première vision », Pages 22, 33. Adventistes de nom.—Ceux qui s’unirent pour proclamer le premier message et le second, mais qui rejetèrent celui du troisième ange ainsi que la vérité du sabbat, et qui néanmoins continuaient à croire à la venue du Christ, sont appelés par Mme White “ceux qui se disaient adventistes”, ou “qui rejetaient la vérité présente” (p. 69). Elle parle aussi de “différents groupes qui professent des croyances adventistes” (p. 124). Dans nos premières publications ils étaient parfois appelés “adventistes du premier jour”. L’expression “Eglises nominales” est aussi employée pour désigner ces églises et il nous est dit qu’elles “étaient tombées” parce que “la froideur et la mort régnaient dans leur sein” (p. 116).

Un grand nombre de chrétiens furent désappointés à l’automne de 1844, lorsque le Christ ne revint pas comme ils l’attendaient. Les adventistes se divisèrent alors en plusieurs groupes. Deux de ceux-ci survécurent: l’Eglise chrétienne adventiste, dont les membres sont peu nombreux, et les Adventistes du Septième Jour.

Il y en eut relativement peu parmi les adventistes qui maintinrent leur confiance dans l’accomplissement de la prophétie en 1844. Mais ceux qui furent fidèles acceptèrent le message du troisième ange avec l’observation du sabbat. Parlant de cette période critique, Mme White écrivit plus tard:

“Si les adventistes, après le grand désappointement de 1844, s’étaient cramponnés à leur foi; s’ils s’étaient laissé conduire par la providence divine; s’ils avaient reçu le message du troisième ange et l’avaient proclamé par la puissance du Saint-Esprit, ils auraient vu le salut de Dieu, le Seigneur aurait puissamment secondé leurs efforts, l’œuvre serait achevée, et le Christ serait revenu pour chercher les siens et les introduire dans les demeures éternelles.

”Mais dans la période de doute et d’incertitude qui suivit le désappointement, un grand nombre d’adventistes abandonnèrent leur foi. Des dissensions et des divisions s’ensuivirent. La majorité d’entre eux combattirent par la parole et par la plume les quelques croyants qui, se confiant dans la providence divine, reçurent la réforme sur le sabbat et commencèrent à proclamer le message du troisième ange. Beaucoup parmi ceux qui auraient dû vouer leur temps et leurs talents à avertir le monde, étaient absorbés par leur opposition à la vérité du sabbat, et, à leur tour, ceux qui étaient fidèles à cette vérité, devaient nécessairement employer leur temps et leur énergie à la défendre. Ainsi, l’œuvre était paralysée, et le monde, laissé dans les ténèbres. Si tous les adventistes avaient été unis sur l’observation des commandements de Dieu et la foi de Jésus, comme notre histoire eût été différente!” Selected Messages 1:68.

Chapitre « La porte ouverte et la porte fermée », Pages 42-45. La porte ouverte et la porte fermée.—Lorsque dans La Tragédie des Siècles, Mme White parle du grand Mouvement adventiste et du désappointement du 22 octobre 1844 et de ce qui se produisit immédiatement après le désappointement, elle fait mention de la conclusion inévitable à laquelle on arriva pendant une courte période: “la porte de la miséricorde était fermée”. Mais elle ajoute: “L’étude de la question du sanctuaire leur apporta des nouvelles lumières.” Voir La tragédie des siècles, 473 et tout le chapitre “Dans le lieu très saint”, p. 465-475.

En ce qui la concernait personnellement, elle écrivit en 1874 qu’elle n’a “jamais eu de vision où il lui a été dit qu’aucun pécheur ne pouvait plus se convertir”. Et elle n’enseigna jamais une doctrine semblable. “La lumière qui me fut donnée, écrit-elle ailleurs, consistait à corriger notre erreur et à nous permettre de voir notre position réelle.” Selected Messages 1:74, 63.

Pages 43, 44 et 86 (chapitre « Une explication »). Les frappements mystérieux de New York et Rochester.—Il s’agit ici des incidents relatifs aux débuts du spiritisme moderne. En 1848, des coups mystérieux furent entendus dans la maison de la famille Fox, à Hydesville, à une soixantaine de kilomètres à l’est de la ville de Rochester (New York). On se perdait en conjectures au sujet de ces coups mystérieux, mais Ellen White déclara qu’il lui avait été montré dans une vision qu’il s’agissait de manifestations spirites, que ces phénomènes se multiplieraient rapidement et qu’au nom de la religion, ils deviendraient populaires, séduisant les multitudes. Ce serait le chef-d’œuvre des séductions sataniques des derniers jours.

Chapitre « Au petit troupeau », Page 50. Messagers sans message.—Cette expression apparaît dans le compte rendu d’une vision donnée à Ellen White le 26 janvier 1850. A cette époque les adventistes n’avaient pas d’Eglise organisée. La plupart craignaient qu’une organisation amène le formalisme parmi les croyants. Mais avec le temps, des éléments discordants commencèrent à faire des ravages dans les rangs des adventistes. Des messages d’avertissements furent alors donnés par Mme White, et les adventistes petit à petit adoptèrent une forme d’organisation pour leur Eglise. Il en résulta que les groupes de croyants furent plus unis qu’auparavant. On put ainsi recommander les pasteurs qui étaient capables de prêcher le message, et en même temps dénoncer ceux qui au lieu de prêcher la vérité enseignaient l’erreur.

L’importance d’une telle organisation est mise en évidence dans le second livre de Mme White: Supplément du livre Expérience chrétienne et visions d’Ellen G. White, dans le chapitre intitulé “L’ordre évangélique”, publié en 1854. Voir Premier écrits, 97-104.

Chapitre « Les messagers », Pages 61, 62. Unité des bergers.—Voir note de la page 50: Messagers sans message.

Chapitre « Le temps du rassemblement », Page 75. Le “devoir de se rendre à Jérusalem”.—Mme White fait ainsi allusion à certaines opinions erronées d’un petit nombre de personnes. L’année suivante, dans la (The Review and Herald, du 7 octobre 1851), James White donna son avis sur des “opinions troublantes et sans profit qui circulent au sujet de la vieille Jérusalem”. Il mentionnait aussi “les opinions étranges qui ont fait trébucher quelques-uns, et d’après lesquelles les saints doivent encore aller à la vieille ville de Jérusalem, etc.”.

Chapitre « Un avertissement », Page 77. Le rédacteur du “Day-Star”.—Enoch Jacobs habitait à Cincinnati (Ohio). C’est lui qui publiait le Day-Star, un des premiers journaux qui proclama la seconde venue du Christ. C’est à Enoch Jacobs qu’Ellen Harmon, au mois de décembre 1845, envoya un compte rendu de sa première vision dans l’espoir de l’affermir. Elle avait remarqué que sa confiance dans la direction divine du Mouvement adventiste était vacillante. C’est donc dans le Day-Star que parut la première vision de Mme White, dans le numéro du 24 janvier 1846. C’est ce même journal qui inséra le mémorable article concernant le sanctuaire céleste et sa purification, écrit par Hiram Edson, le Dr. Hahn et O. R. L. Crozier. C’était un numéro spécial, daté du 7 février 1846. Il s’agissait d’une étude des Ecritures relative au ministère du Christ dans le lieu très saint du sanctuaire céleste qui avait commencé le 22 octobre 1844. C’est dans ce même journal que parut aussi une seconde communication d’Ellen Harmon, dans le numéro du 14 mars 1846. Voir Premier écrits, 32-35. Le paragraphe ici considéré se rapporte à des vues soutenues ultérieurement par Enoch Jacobs et aux erreurs spirites qu’il embrassa.

Chapitre « Une explication », Page 89. Thomas Paine.—Les écrits de Thomas Paine étaient bien connus et très répandus aux Etats-Unis en 1840. Son livre L’âge de raison était une œuvre déiste et préjudiciable à la foi chrétienne. Le livre commence par ces mots: “Je crois en un seul Dieu et à rien de plus.” Paine ne croyait pas en Christ; Satan s’en servit avec succès pour diriger ses attaques contre l’Eglise. Ainsi que Mme White l’a fait remarquer, si un homme comme Paine peut entrer au ciel et y être hautement honoré, n’importe quel pécheur dont la vie n’a pas été changée et qui ne croit pas en Jésus-Christ peut y entrer. Elle dénonça dans un langage vigoureux l’irrationalité du spiritisme.

Chapitre « L'ordre évangélique », Page 101. “Perfectionnisme”.—Lorsque, parmi les premiers adventistes, peu de temps après 1844, quelques-uns tombèrent dans le fanatisme, Ellen White s’adressa à ces extrémistes avec un “Ainsi a dit l’Eternel”. Elle dénonça ceux qui enseignaient qu’on pouvait arriver à la perfection dans la chair et ne plus pécher. Plus tard elle écrit:

“Ils prétendaient que ceux qui sont sanctifiés ne peuvent plus pécher. Et tout naturellement ils en arrivèrent à croire que les affections et les désirs des sanctifiés étaient toujours bons, et qu’ils ne seraient jamais en danger de faire le mal. Mais ces sophismes les poussaient à commettre les péchés les plus graves sous le manteau de la sanctification; et grâce à ces élucubrations, l’influence du mesmérisme faisait des ravages parmi ceux qui les écoutaient et qui ne discernaient pas le mal qui se cachait sous ces belles mais séductrices théories...

”Les séductions de ces faux docteurs me furent clairement révélées, et je vis ce qui était écrit à ce sujet dans le livre du ciel. Tandis qu’ils prétendaient posséder une sainteté parfaite, leurs actes étaient odieux aux yeux du Seigneur.” Life Sketches of Ellen G. White, 83, 84.

Chapitre « Les réunions d'édification mutruelle », Pages 116, 117. La sainte Cène; l’ablution des pieds par les femmes et le saint baiser.—Les pionniers de l’Eglise Adventiste du Septième Jour, ayant accepté la vérité du sabbat, tenaient essentiellement à suivre la Parole de Dieu en toutes choses. Mais ils voulaient aussi éviter les mauvaises interprétations de cette Parole: les extrêmes, le fanatisme. Ils comprirent très bien le privilège et l’obligation de pratiquer la sainte Cène, établie dans l’Eglise par notre Seigneur. Mais il y avait parmi eux quelque incertitude au sujet de l’ablution des pieds et du saint baiser. Dans cette vision, Dieu éclaircit certains points délicats qui devaient guider et protéger l’Eglise.

En ce qui concernait la fréquence de ces ordonnances, quelques-uns insistaient pour qu’on les pratique une fois par an, mais des instructions furent données pour que la sainte Cène soit pratiquée plus souvent. Aujourd’hui, l’Eglise Adventiste en général commémore la mort du Seigneur quatre fois par an.

Des conseils furent aussi donnés au sujet de l’ablution des pieds. Il semble qu’il y ait eu différentes opinions sur la manière de procéder. D’aucuns prenaient des initiatives dont le résultat était la “confusion”. Il fut recommandé que cette ordonnance soit pratiquée avec prudence, de telle sorte que des préjugés ne puissent se faire jour à ce sujet. On se posait aussi la question de savoir si les frères et les sœurs devaient se laver les pieds mutuellement. Mme White donna alors des indications tirées de l’Ecriture à ce sujet. Il ne serait pas déplacé pour une femme—apparemment dans certaines conditions—de laver les pieds d’un homme, mais elle déconseillait à un homme de laver les pieds d’une femme.

Au sujet du saint baiser, voici ce que dit le S.D.A. Bible Commentary:

“En Orient surtout, le baiser était un mode courant d’exprimer son amour et son amitié en se saluant. Voir Luc 7:45; Actes des Apôtres 20:37. Le “saint baiser”, ou le “baiser fraternel” (1 Pierre 5:14, Synodale), était une marque d’affection chrétienne. Il semble être devenu une coutume chez les premiers chrétiens de se donner le “baiser de paix” à l’occasion de la sainte Cène (Justin Martyr, lère Apologie 65). Plus tard, certains écrits indiquent que ce n’était pas la coutume de donner le “saint baiser” au sexe opposé (Constitutions apostoliques II. 57; VII. 11).”—The S.D.A. Bible Commentary 7:257, 258.

Il semble avoir été la coutume chez les premiers Adventistes du Septième Jour d’échanger le saint baiser à l’ablution des pieds. On ne trouve nulle part dans nos écrits que ce soit mal de pratiquer le saint baiser entre les hommes et les femmes, mais il est conseillé à tous de s’abstenir de ce qui a quelque apparence de mal.

Chapitre « Ceux qui manque d'expérience », Page 118. Faire du bruit.—Le filet évangélique ramasse toutes sortes de gens. Certains adventistes croyaient que leur expérience religieuse n’avait aucune valeur si elle n’était accompagnée de démonstrations bruyantes en louant Dieu, en prononçant des prières exaltées et des “amen” retentissants. Ici encore il fallut donner des avertissements, recommander l’ordre et la solennité aux services religieux.

Chapitre « William Miller », Pages 229-232 et 82 (chapitre « Un songe de William Miller »). William Miller.—En parlant du grand réveil adventiste en Amérique au cours des décennies de 1830-1840 et 1840-1850, Mme White mentionne souvent William Miller. Dans La Tragédie des Siècles, il y a un long chapitre sur la vie et le ministère de cet homme de Dieu, sous le titre “Un réformateur américain” (p. 355-381). William Miller naquit à Pittsfield (Massachusetts), en 1782, et mourut à Low Hampton (New York), en 1849. Il avait quatre ans lorsque ses parents allèrent se fixer à Low Hampton (New York), près du lac Champlain, et il grandit dans une ferme. Il aimait l’étude et il lisait beaucoup. Il devint un chef dans sa communauté. En 1816, il se mit à étudier sérieusement la Parole de Dieu. Cette étude l’amena à faire un examen approfondi des prophéties qui se rapportent à la seconde venue du Christ. Il arriva à la conclusion que cette seconde venue du Sauveur était proche. Après avoir bien examiné les preuves qu’il avait trouvées dans l’Ecriture à cet égard, pendant plusieurs années, et s’être assuré qu’il ne se trompait pas, il répondit, au mois d’août 1831, à une invitation de présenter à d’autres ses vues sur les prophéties. A partir de ce moment-là, il consacra la plus grande partie de son temps à prêcher le message adventiste. Il fut aidé dans cette tâche par des centaines de pasteurs protestants.

À l’époque du désappointement, le 22 octobre 1844, Miller était fatigué et malade. Il dépendait largement de ses jeunes collaborateurs qui l’avaient secondé dans la proclamation du message adventiste. Ils le détournèrent de la vérité du sabbat dont il eut connaissance tôt après le désappointement. Ce sont eux, et non Miller, qui seront tenus responsables. Ellen White parle de cela dans ses Premiers Ecrits, à la page 258, et assure que Miller sera parmi ceux qui sortiront de leur tombeau au son de la dernière trompette.

Chapitre « Le message du premier ange », Pages 232-240 et 254-258 (chapitre « Le message du troisième ange »). Les trois messages d’Apocalypse 14.—Dans trois chapitres, commençant à la page 232, Ellen White parle du premier message, du second et du troisième. Elle écrivait pour ceux qui, avec elle, avaient connu le grand mouvement du réveil adventiste, ainsi que le désappointement du printemps et de l’automne de 1844. Elle ne donne pas d’explication au sujet de ces trois messages, mais elle suppose que ses lecteurs en ont une pleine connaissance. Elle parle de ce qui pourrait encourager ses frères à la lumière de sa propre expérience. Dans La Tragédie des Siècles, nous avons plus de détails à cet égard. Le message du premier ange proclame la proximité de “l’heure du jugement”. Voir dans La Tragédie des Siècles les chapitres “Les précurseurs du matin” (p. 337-354), “Un réformateur américain” (p. 355-381), “Un grand réveil religieux” (p. 395-412). Pour le message du second ange, voir le chapitre “Un avertissement rejeté” (p. 413-428). L’histoire du désappointement est racontée aux chapitres “Prophéties accomplies” (p. 429-448), “Qu’est-ce que le sanctuaire” (p. 449-464) et “Dans le lieu très saint” (p. 465-475). Le message du troisième ange est traité dans le chapitre “La loi de Dieu est immuable” (p. 477-494) et “Une réforme indispensable” (p. 495-504).

Chapitre « Le message du second ange », Pages 237, 238. Fin du message du second ange.—Alors que nous comprenons très bien que le premier message et le deuxième ont leur application aujourd’hui, nous reconnaissons aussi qu’au début de sa proclamation, le message du premier ange, avec sa déclaration que “l’heure du jugement est venue”, s’applique surtout à l’attente du retour du Christ pendant le grand réveil adventiste à partir de 1830 jusqu’au début de 1840. Le message du second ange a son application initiale au début de l’automne de 1844. Il invite les croyants adventistes à sortir des Eglises qui ont rejeté la proclamation du message du premier ange. Et s’il est vrai que le message du second ange continue à être la “vérité présente”, il eut son point culminant immédiatement avant le 22 octobre 1844. Lorsque les trois messages revêtent de nouveau devant le monde une grande importance, immédiatement avant le retour du Christ, l’ange d’(Apocalypse 18) se joint à la proclamation du second ange, dans le message: “Babylone est tombée. Sortez du milieu d’elle, mon peuple.” Voir La tragédie des siècles, 647-656.

Chapitre « Les péchés de Babylone », Pages 275, 276. Esclaves et maîtres.—Selon (Apocalypse 6:15, 16), il y aura encore des esclaves lorsque la seconde venue du Christ se produira. C’est dans ce passage que nous trouvons ces paroles: “Les esclaves et les hommes libres.” Mme White déclare qu’il lui fut montré en vision l’esclave et son maître à la seconde venue du Christ. En cela, elle est en parfait accord avec la Bible. Tant Jean que Mme White ont montré les conditions qui régneraient à la seconde venue de notre Seigneur. S’il est vrai que l’esclavage des nègres, aux Etats-Unis, fut aboli par la proclamation de l’émancipation, qui entra en vigueur six ans après la déclaration en question, le message n’est pas invalidé pour cela; car même aujourd’hui, des millions d’hommes et de femmes vivent virtuellement dans l’esclavage dans différentes parties du monde. Il est donc impossible de juger d’une prophétie qui se rapporte à l’avenir avant que nous ne soyons parvenus au moment de son accomplissement.