Premiers Écrits

Fidélité aux réunions d’édification mutuelle

Le Seigneur m’a montré que les observateurs du sabbat devraient s’intéresser tout particulièrement à leurs assemblées, et les rendre attrayantes. Il est grandement nécessaire que des efforts soient faits dans ce sens. Tous doivent avoir quelque chose à dire pour le Seigneur, car c’est ainsi qu’ils seront bénis. Un livre de mémoire est écrit sur ceux qui n’abandonnent pas leurs réunions, mais s’entretiennent souvent ensemble des bienfaits du ciel. Le “reste” des enfants de Dieu doit vaincre par le sang de l’Agneau et à cause de la parole de leur témoignage. Mais il en est qui s’attendent à vaincre uniquement par le sang de l’Agneau, sans aucun effort de leur part. J’ai vu que Dieu avait été miséricordieux en nous accordant la faculté de la parole. Il nous a été donné une langue, et nous sommes responsables devant le Seigneur de l’usage que nous en faisons. Nous devrions glorifier Dieu de nos bouches, en parlant de sa miséricorde infinie, ainsi que de la vérité, et vaincre par la parole de notre témoignage et le sang de l’Agneau.

Nous ne devrions pas nous réunir pour rester silencieux. Seuls sont tenus en mémoire par le Seigneur ceux qui s’assemblent pour s’entretenir de son honneur, de sa gloire et de sa puissance. Sur ceux-là seulement reposera la bénédiction de Dieu; et ils seront affermis. Si tous se comportaient comme il se doit, on ne perdrait pas un temps précieux, il ne serait pas nécessaire de conseiller de ne pas faire de longues prières et de longues exhortations. Tout le temps serait employé à prier et à rendre des témoignages courts et précis. Demandez, croyez, et vous recevrez. On se moque trop du Seigneur, on fait trop de prières qui n’en sont pas. Vaines et vides de sens, elles fatiguent les anges et déplaisent à Dieu. Il nous faut d’abord savoir ce dont nous avons besoin, et ensuite le demander à Dieu, avec la certitude qu’il nous exaucera au moment même où nous prions. Alors notre foi croîtra; tous seront édifiés; les faibles seront affermis et les découragés et abattus lèveront les yeux, persuadés que Dieu est le rémunérateur de tous ceux qui le cherchent.

Il en est qui gardent le silence dans les réunions parce qu’ils n’ont rien à dire de nouveau, et doivent, s’ils veulent parler, répéter les mêmes choses. J’ai vu que l’orgueil en est la principale raison, car Dieu et les anges écoutent les témoignages des saints et ils se plaisent à les entendre répéter chaque semaine. Le Seigneur aime la simplicité et l’humilité; mais il est contristé et les anges sont peinés lorsque ceux qui se disent les héritiers de Dieu et les cohéritiers du Christ, laissent un temps précieux se perdre dans les réunions.

Si les frères et sœurs étaient dans les conditions voulues, ils ne seraient pas embarrassés pour dire quelques mots à la gloire de Jésus qui fut, à cause de leurs péchés, cloué sur la croix du Calvaire. S’ils appréciaient davantage la condescendance du Seigneur qui a donné son Fils unique, afin qu’il mourût pour nos transgressions; s’ils comprenaient mieux les souffrances du Sauveur pour l’homme coupable et le pardon qu’il lui a obtenu, ils seraient plus disposés à louer et à magnifier leur Rédempteur. Au lieu de rester silencieux, ils seraient pleins de reconnaissance et de gratitude; ils parleraient de sa gloire et de sa puissance, et la bénédiction divine reposerait sur eux. Le Seigneur serait glorifié, lors même qu’ils répéteraient les mêmes choses. L’ange me montra ceux qui ne cessent de crier nuit et jour: “Saint, saint, saint est le Seigneur Dieu, le Tout-Puissant.” “C’est une répétition continuelle, me dit l’ange, pourtant Dieu en est glorifié.” Bien que nous ayons à redire toujours les mêmes choses, elles honorent Dieu et démontrent que nous ne sommes pas insensibles à sa bonté et à sa miséricorde à notre égard.

J’ai vu que les Eglises nominales étaient tombées, que la froideur et la mort régnaient dans leur sein. Si elles suivaient la Parole de Dieu, elles en seraient humiliées. Elles considèrent de haut l’œuvre du Seigneur. Pour de soi-disant chrétiens, c’est trop humiliant de répéter toujours la même simple histoire de la bonté de Dieu, lorsqu’ils se réunissent. Aussi s’efforcent-ils de trouver quelque chose de nouveau, quelque chose de grand, des paroles qui flattent l’oreille et soient agréables à l’homme; et l’Esprit de Dieu s’éloigne d’eux.

Lorsque nous suivrons l’humble sentier de la Bible, nous bénéficierons des impulsions de l’Esprit de Dieu. Tout se maintiendra dans une douce harmonie si nous marchons dans l’humble voie de la vérité et dépendons entièrement du Seigneur. Alors nous ne risquerons pas d’être influencés par les mauvais anges. C’est lorsque les âmes s’élèvent au-dessus de l’Esprit de Dieu, avançant avec leur propre force, que les anges cessent de veiller sur elles et les abandonnent aux assauts de Satan.

Certains devoirs sont clairement énoncés dans la Parole de Dieu. C’est en nous y conformant que nous resterons humbles, séparés du monde, et que nous ne risquerons pas de tomber dans l’apostasie comme les Eglises nominales. L’ablution des pieds et la communion doivent être pratiquées plus fréquemment. Jésus nous a donné un exemple, qu’il nous a invités à imiter. J’ai vu que cet exemple devait être suivi aussi fidèlement que possible. Mais les frères et sœurs n’ont pas toujours agi avec sagesse en ce qui concerne l’ablution des pieds, et il en est résulté du désordre. En l’introduisant dans de nouveaux endroits, il faut user de prudence et de sagesse, surtout où l’exemple et les enseignements de notre Seigneur à cet égard n’ont pas été présentés, et où il subsiste certains préjugés. Beaucoup d’âmes honnêtes, influencées par des instructeurs en qui elles avaient confiance, sont fortement prédisposées contre ce devoir si simple. Il faut donc l’introduire au bon moment et de la bonne manière. (Voir Appendice.)

Il n’est pas d’exemple dans la Parole que des frères aient lavé les pieds des sœurs; mais il y a des exemples que des sœurs ont lavé les pieds des frères. Marie lava avec ses larmes les pieds de Jésus, et les essuya avec ses cheveux. Voir aussi 1 Timothée 5:10. J’ai vu que c’était le Seigneur qui avait poussé les sœurs à laver les pieds des frères, et que c’est selon l’ordre évangélique. Tous doivent se conduire intelligemment, et ne pas faire de l’ablution des pieds une cérémonie fastidieuse.

Le saint baiser mentionné par l’apôtre Paul doit être considéré sous son vrai jour. C’est ainsi que se saluaient les amis chrétiens lorsqu’ils se séparaient et lorsqu’ils se retrouvaient après quelques semaines ou quelques mois de séparation. Dans (1 Thessaloniciens 5:26), Paul dit: “Saluez tous les frères par un saint baiser.” Dans le même chapitre, il dit: “Abstenez-vous de toute espèce de mal.” Il n’y a aucune apparence de mal lorsque le saint baiser est échangé au bon moment et au lieu convenable. (Voir Appendice.)

J’ai vu que Satan avait levé son bras puissant contre l’œuvre de Dieu, et que pour le combattre il fallait mobiliser les forces de tous ceux qui aiment la cause de la vérité. Ils devraient manifester un grand intérêt à soutenir les mains de ceux qui la défendent, afin que par leur vigilance constante ils puissent repousser l’ennemi. Il faut que tous soient unis comme un seul homme dans l’œuvre de Dieu. Toutes les aptitudes de l’esprit doivent être en alerte, car ce qui se fait doit être fait rapidement.

Je vis ensuite le troisième ange. Celui qui m’accompagnait me dit: “Son œuvre est redoutable, sa mission est solennelle. Il doit séparer le bon grain de l’ivraie, et sceller, ou lier, les gerbes pour les greniers célestes. Voilà ce qui devrait occuper votre esprit, retenir toute votre attention!”