Le Ministère de la Guérison

Chapitre 35

La connaissance de Dieu

Comme notre Sauveur, nous sommes ici-bas pour servir Dieu, refléter son caractère et le faire connaître au monde par une vie de service. Mais si nous voulons collaborer avec lui afin de lui devenir semblables et de révéler son caractère, il faut que nous le connaissions tel qu’il est. Nous devons le connaître comme il s’est révélé.

La connaissance de Dieu est à la base de toute véritable éducation. Elle est indispensable à tous ceux qui travaillent au relèvement de leurs semblables. C’est par elle que nous sommes préservés de la tentation, et que notre caractère devient conforme à celui du Très-Haut.

La transformation du caractère, la pureté de la vie, l’efficacité du service, la fidélité aux principes rationnels, tout cela dépend d’une juste conception de Dieu. Cette connaissance constitue la préparation essentielle à cette vie et à la vie à venir.

« Le commencement de la sagesse, c’est la crainte de l’Éternel. » (Proverbes 9:10)

La connaissance de Dieu nous donne « tout ce qui contribue à la vie et à la piété » (2 Pierre 1:3).

« La vie éternelle, dit Jésus, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ. » (Jean 17:3)

Ainsi parle l’Éternel:
Que le sage ne se glorifie pas de sa sagesse,
Que le fort ne se glorifie pas de sa force,
Que le riche ne se glorifie pas de sa richesse.
Mais que celui qui veut se glorifier se glorifie
D’avoir de l’intelligence et de me connaître,
De savoir que je suis l’Éternel,
Qui exerce la bonté, le droit et la justice sur la terre;
Car c’est à cela que je prends plaisir, dit l’Éternel.
(Jérémie 9:23, 24)
Étudions les révélations que Dieu a données de lui-même.
Attache-toi donc à Dieu, et tu auras la paix;
Tu jouiras ainsi du bonheur.
Reçois de sa bouche instruction,
Et mets dans ton cœur ses paroles. ...
Le Tout-Puissant sera ton or. ...
Tu feras du Tout-Puissant tes délices,
Tu élèveras vers Dieu ta face;
Tu le prieras et il t’exaucera,
Et tu accompliras tes vœux.
A tes résolutions répondra le succès;
Sur tes sentiers brillera la lumière.
Vienne l’humiliation, tu prieras pour ton relèvement:
Dieu secourt celui dont le regard est abattu.
(Job 22:21-29)
« Les perfections invisibles de Dieu, sa puissance éternelle et sa divinité, se voient comme à l’œil, depuis la création du monde, quand on les considère dans ses ouvrages. » (Romains 1:20)

Les beautés de la nature que nous contemplons aujourd’hui ne donnent qu’une faible idée de la gloire du jardin d’Éden. Le péché a défiguré la terre; on en constate les stigmates partout. Il reste encore cependant bien des merveilles, et on peut se rendre compte qu’un Être infini a créé notre globe et y a semé la vie et le bonheur. Tout, malgré le péché, révèle l’œuvre du grand Artiste. Où que nous nous tournions, nous pouvons entendre sa voix et discerner les preuves de sa bonté.

Tout chante les louanges de Dieu: depuis le grondement du tonnerre et le mugissement des flots déchaînés des vastes océans, jusqu’aux mélodies joyeuses des oiseaux qui peuplent la forêt. Sur la terre, dans la mer, dans le ciel, dans la variété des tons et des couleurs, les contrastes splendides ou les nuances harmonieuses, nous contemplons sa gloire. Les collines éternelles nous parlent de sa puissance, les arbres qui agitent au soleil leur vert feuillage et les fleurs qui étalent leur beauté délicate nous le révèlent. Le tapis de verdure qui recouvre le sol témoigne des soins de Dieu pour les plus humbles de ses créatures. Les profondeurs de la terre et de la mer recèlent ses trésors. Celui qui a mis des perles dans les océans et des pierres précieuses parmi les rochers aime ce qui est beau. Le soleil qui s’élève dans les cieux représente celui qui est la vie et la lumière de tout ce qu’il a fait. Toute la beauté qui orne la terre et illumine le ciel nous parle de Dieu.

Sa majesté couvre les cieux.
(Habakuk 3:3)

La terre est remplie de tes biens.
(Psaumes 104:24)

Le jour en instruit un autre jour,
La nuit en donne connaissance à une autre nuit.
Ce n’est pas un langage, ce ne sont pas des paroles
Dont le son ne soit point entendu: ...
Leurs accents vont aux extrémités du monde.
(Psaumes 19:3-5)
Tout proclame ses soins paternels et son désir de rendre ses enfants heureux.

La puissance extraordinaire qui opère au sein de la nature et fait subsister toutes choses n’est pas simplement, comme le pensent quelques savants, un principe omniprésent ou une énergie agissante. Dieu est esprit, mais il est aussi un être personnel. C’est ainsi qu’il se révèle:

L’Éternel est Dieu en vérité,
Il est un Dieu vivant et un roi éternel. ...
Les dieux qui n’ont point fait les cieux et la terre
Disparaîtront de la terre et de dessous les cieux. ...
Celui qui est la part de Jacob n’est pas comme elles [les idoles];
Car c’est lui qui a tout formé. ...
Il a créé la terre par sa puissance,
Il a fondé le monde par sa sagesse,
Il a étendu les cieux par son intelligence.
(Jérémie 10:10, 11, 16, 12)

La nature n’est pas Dieu

Dieu agit dans la nature, mais il n’est pas la nature. Celle-ci est l’expression de la puissance et du caractère de Dieu; il ne faut pas la confondre avec le Dieu personnel. L’artiste produit des œuvres magnifiques qui font les délices des yeux et nous révèlent sa pensée; mais l’œuvre n’est pas l’artiste. Ce n’est pas l’œuvre qu’on loue, mais l’artiste. De même, bien que la nature exprime la pensé divine, ce n’est pas la nature mais le Dieu de la nature qu’il faut exalter.
Venez, prosternons-nous et humilions-nous,
Fléchissons le genou devant l’Éternel, notre créateur!
(Psaumes 95:6)

Il tient dans sa main les profondeurs de la terre,
Et les sommets des montagnes sont à lui.
La mer est à lui, c’est lui qui l’a faite;
La terre aussi, ses mains l’ont formée.
(Psaumes 95:4, 5)

Il a créé les Pléiades et l’Orion,
Il change les ténèbres en aurore,
Il obscurcit le jour pour en faire la nuit.
(Amos 5:8)

Voici celui qui a formé les montagnes et créé le vent,
Et qui fait connaître à l’homme ses pensées.
(Amos 4:13)

Il a bâti sa demeure dans les cieux,
Et fondé sa voûte sur la terre; Il appelle les eaux de la mer,
Et les répand à la surface de la terre:
L’Éternel est son nom.
(Amos 9:6)

La création de la terre

On ne peut expliquer la création par la science. Quelle science, en effet, pourrait sonder le mystère de la vie?

« C’est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu’on voit n’a pas été fait de choses visibles. » (Hébreux 11:3)

Je forme la lumière, et je crée les ténèbres. ...
Moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. ...
C’est moi qui ai fait la terre,
Et qui sur elle a créé l’homme;
C’est moi, ce sont mes mains qui ont déployé les cieux,
Et c’est moi qui ai disposé toute leur armée.
(Ésaïe 45:7-12)

Je les appelle, et aussitôt ils se présentent.
(Ésaïe 48:13)
Pour créer la terre, Dieu n’emprunta pas une matière préexistante. « Il dit, et la chose arrive; il ordonne, et elle existe. » (Psaumes 33:9) Tout, que ce soit dans le domaine matériel ou spirituel, parut à la voix de l’Éternel et fut créé d’après ses desseins. Les cieux et toute leur armée, la terre et tout ce qu’elle renferme vinrent à l’existence par le souffle de sa bouche.

L’action d’un Dieu personnel se manifesta à la création de l’homme. Lorsque le Seigneur eut fait celui-ci à son image, la forme de son corps était parfaite, mais il y manquait la vie. C’est alors qu’un Dieu personnel, existant par lui-même, souffla dans ses narines un souffle de vie, et l’homme devint un être vivant et intelligent. Tous les organes du corps humain furent mis en mouvement. Le cœur, les artères, les veines, la langue, les mains, les pieds, les sens, les facultés de l’esprit, — tout s’anima et fut soumis à des lois. L’homme devint une âme vivante. C’est un Dieu personnel qui, par le Christ, — la Parole — créa l’homme et le revêtit d’intelligence et de force.

Notre substance n’était pas cachée à ses yeux lorsque nous étions formés dans le secret. Il voyait cette substance, bien qu’imparfaite; et dans son livre tous nos membres étaient décrits, alors qu’aucun d’eux n’existait.

Le dessein de Dieu était que l’homme fût supérieur à tous les êtres créés, le couronnement de la création, exprimant sa pensée et révélant sa gloire. Mais l’homme ne doit pas s’exalter au rang de Dieu.

Poussez vers l’Éternel des cris de joie,
Vous tous, habitants de la terre!
Servez l’Éternel avec joie,
Venez avec allégresse en sa présence!
Sachez que l’Éternel est Dieu!
C’est lui qui nous a faits, et nous lui appartenons;
Nous sommes son peuple, et le troupeau de son pâturage.
Entrez dans ses portes avec des louanges,
Dans ses parvis avec des cantiques!
Célébrez-le, bénissez son nom!
(Psaumes 100:1-4)

Exaltez l’Éternel, notre Dieu,
Et prosternez-vous sur sa montagne sainte!
Car il est saint, l’Éternel, notre Dieu!
(Psaumes 99:9)
Dieu maintient et emploie constamment à son service ce qu’il a créé. Il opère par les lois de la nature dont il fait ses instruments. Mais celles-ci n’agissent pas par elles-mêmes. La nature témoigne de la présence intelligente et active d’un Etre qui fait mouvoir toutes choses selon sa volonté.
A toujours, ô Éternel!
Ta parole subsiste dans les cieux. ...
Tu as fondé la terre, et elle demeure ferme.
C’est d’après tes lois que tout subsiste aujourd’hui,
Car toutes choses te sont assujetties.
(Psaumes 119:89-91)

Tout ce que l’Éternel veut, il le fait,
Dans les cieux et sur la terre,
Dans les mers et dans tous les abîmes.
(Psaumes 135:6)

Il a commandé, et ils ont été créés.
Il les a affermis pour toujours et à perpétuité;
Il a donné des lois, et il ne les violera point.
(Psaumes 148:5, 6)
Ce n’est pas en vertu d’une puissance inhérente et aveugle que la terre, année après année, nous prodigue ses richesses et poursuit sa révolution autour du soleil. C’est la main de l’Etre infini qui la dirige constamment. La puissance divine, qui ne cesse de s’exercer, maintient la terre en place dans son mouvement de rotation. Dieu fait lever le soleil; il ouvre les écluses des cieux et nous accorde la pluie.
Il donne la neige comme de la laine,
Il répand la gelée blanche comme de la cendre.

A sa voix, les eaux mugissent dans les cieux;
Il fait monter les nuages des extrémités de la terre,
Il produit les éclairs et la pluie,
Il tire le vent de ses trésors.
(Jérémie 10:13)
C’est la puissance divine qui produit la végétation, fait apparaître les feuilles, s’épanouir les fleurs et se développer les fruits.

Le fonctionnement du corps humain dépasse notre compréhension. Il y a là un mystère qui déconcerte les plus intelligents. Ce n’est pas un organisme qui, une fois en action, poursuit seul son travail, fait battre le pouls et fonctionner l’appareil respiratoire. C’est en Dieu que « nous avons la vie, le mouvement et l’être ». Le cœur, le pouls, chacun des nerfs de l’organisme, chaque muscle est maintenu en activité par la puissance d’un Dieu toujours présent.

La Bible nous parle de Dieu comme habitant un lieu saint, dans l’au-delà, qui est sans cesse actif, et ne connaît ni le silence ni la solitude, mais est environné de myriades d’êtres saints, prêts à faire sa volonté. C’est par ces messagers qu’il est en communication active avec toutes les parties de son empire. Par son Esprit et par ses anges, il est partout présent pour secourir les enfants des hommes.

Il est assis sur son trône, dominant les agitations de notre planète. Rien n’échappe à son œil divin; et du sein de son éternité majestueuse et sereine, il répand ici-bas ses bienfaits.

La voie de l’homme n’est pas en son pouvoir;
Ce n’est pas à l’homme, quand il marche,
A diriger ses pas.
(Jérémie 10:23)

Confie-toi en l’Éternel de tout ton cœur...
Reconnais-le dans toutes tes voies,
Et il aplanira tes sentiers.
(Proverbes 3:5, 6)

L’œil de l’Éternel est sur ceux qui le craignent,
Sur ceux qui espèrent en sa bonté,
Afin d’arracher leur âme à la mort
Et de les faire vivre au milieu de la famine.
(Psaumes 33:18, 19)

Combien est précieuse ta bonté, ô Dieu!
A l’ombre de tes ailes les fils de l’homme cherchent un refuge.
(Psaumes 36:8)

Heureux celui qui a pour secours le Dieu de Jacob,
Qui met son espoir en l’Éternel, son Dieu!
(Psaumes 146:5)

La terre, ô Éternel! est pleine de ta bonté.
(Psaumes 119:64)

Il aime la justice et la droiture.
(Psaumes 33:5)

Espoir de toutes les extrémités lointaines de la terre et de la mer!
Il affermit les montagnes par sa force,
Il est ceint de puissance;
Il apaise le mugissement des mers, le mugissement de leurs flots,
Et le tumulte des peuples.
(Psaumes 65:6-8)

Tu remplis d’allégresse l’orient et l’occident.
Tu visites la terre et tu lui donnes l’abondance.
(Psaumes 65:9, 10)

L’Éternel soutient tous ceux qui tombent,
Et il redresse tous ceux qui sont courbés.
Les yeux de tous espèrent en toi,
Et tu leur donnes la nourriture en son temps.
Tu ouvres ta main,
Et tu rassasies à souhait tout ce qui a vie.
(Psaumes 145:14-16)

La personnalité de Dieu révélée en Christ

Dieu, par son Fils, s’est révélé comme un être personnel. Reflet de la gloire du Père, « l’empreinte de sa personne » (Hébreux 1:3), Jésus revêtit une forme humaine pour venir sur la terre. C’est donc un Sauveur personnel qui descendit ici-bas et remonta au ciel où il intercède pour nous devant le trône de Dieu. Quelqu’un qui ressemble « à un fils d’homme » exerce auprès du Père un ministère en notre faveur. (Apocalypse 1:13)

Le Christ, la lumière du monde, voila l’éblouissante splendeur de sa divinité et vécut parmi les hommes, afin que ceux-ci puissent, sans être consumés, connaître leur Créateur. Depuis que le péché a séparé l’homme de son Créateur, nul n’a jamais vu de Dieu que sa manifestation en Jésus-Christ.

« Moi et le Père nous sommes un », disait-il. « Personne ne connaît le Fils, si ce n’est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler. » (Jean 10:30; Matthieu 11:27)

Le Christ est venu ici-bas pour enseigner aux hommes ce que Dieu désire qu’ils sachent. Au ciel, sur la terre, dans les eaux profondes de l’océan, nous voyons les œuvres de ses mains. Tout ce qui a été créé témoigne de sa puissance, de sa sagesse et de son amour. Mais ce n’est ni par les étoiles, ni par les océans, ni par les cataractes que nous pouvons connaître la personnalité de Dieu telle qu’elle nous est révélée en Jésus-Christ.

Dieu a jugé bon de nous donner une révélation plus nette que celle que nous offre la nature, afin de nous décrire sa personnalité et son caractère. Il a envoyé son Fils ici-bas pour révéler, autant que les hommes étaient capables de les discerner, la nature et les attributs du Dieu invisible.

Dieu révélé aux disciples

Relisons les paroles prononcées au cénacle par le Christ, à la veille de la crucifixion. L’heure de l’épreuve approchait, et il cherchait à réconforter ses disciples, qui allaient être bientôt terriblement tentés et éprouvés, eux aussi.

« Que votre cœur ne se trouble point, leur dit-il. Croyez en Dieu, et croyez en moi. Il y a plusieurs demeures dans la maison de mon Père. Si cela n’était pas, je vous l’aurais dit. Je vais vous préparer une place. ...

»Thomas lui dit: Seigneur, nous ne savons où tu vas; comment pouvons-nous en savoir le chemin? Jésus lui dit: Je suis le chemin, la vérité, et la vie. Nul ne vient au Père que par moi. Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez, et vous l’avez vu.

»Philippe lui dit: Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit. Jésus lui dit: Il y a si longtemps que je suis avec vous, et tu ne m’as pas connu, Philippe! Celui qui m’a vu a vu le Père; comment dis-tu: Montre-nous le Père? Ne crois-tu pas que je suis dans le Père, et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; et le Père qui demeure en moi, c’est lui qui fait les œuvres. » (Jean 14:1-10)

Mais les disciples ne comprirent pas le sens de ces paroles. D’ailleurs une bonne partie des enseignements du Sauveur leur était encore obscure. Désirant leur donner une connaissance plus claire et plus distincte, il leur dit: « Je vous ai dit ces choses en paraboles. L’heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père. » (Jean 16:25)

A la Pentecôte, lorsque les disciples reçurent le Saint-Esprit, ils comprirent mieux les vérités dont le Christ leur avait parlé en paraboles. Beaucoup de ses enseignements, qui leur semblaient jusque-là des mystères, furent éclaircis. Mais même alors, ils ne reçurent de la connaissance de Dieu que ce qu’ils pouvaient supporter. L’accomplissement complet de la promesse de Jésus, de leur révéler le Père ouvertement, était encore pour le futur. Il en est de même aujourd’hui. Nous connaissons partiellement, imparfaitement. Mais lorsque le Christ, une fois le conflit terminé, accueillera devant son Père ses fidèles ouvriers qui lui auront rendu témoignage dans un monde de péché, ceux-ci comprendront clairement ce qui aujourd’hui leur paraît mystérieux.

Jésus est monté au ciel avec son humanité glorifiée. A ceux qui le reçoivent, il donne le « pouvoir de devenir enfants de Dieu », et ils seront avec lui pendant l’éternité. Ils « verront sa face, et son nom sera sur leurs fronts ». (Apocalypse 22:4) Et quel sera le grand bonheur du ciel, si ce n’est de voir le Seigneur? Quelle joie plus intense pourrait avoir le pécheur sauvé par la grâce du Christ, sinon de contempler la face de Dieu et de l’avoir pour Père?

L’Écriture définit clairement les relations qui existent entre Dieu et son Fils, et fait ressortir leur personnalité respective.

« Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils... qui, étant le reflet de sa gloire et l’empreinte de sa personne, et soutenant toutes choses par sa parole puissante, a fait la purification des péchés et s’est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts, devenu d’autant supérieur aux anges qu’il a hérité d’un nom plus excellent que le leur. Car auquel des anges Dieu n’a-t-il jamais dit: Tu es mon Fils, je t’ai engendré aujourd’hui? Et encore: Je serai pour lui un père, et il sera pour moi un fils? » (Hébreux 1:1-5)

Dans la prière sacerdotale, qui se lit au dix-septième chapitre de l’Évangile selon Jean, il est parlé de la personnalité du Père et du Fils, ainsi que de leur unité.

« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, dit Jésus, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17:20, 21)

L’unité qui existe entre le Christ et ses disciples ne détruit pas leur personnalité. Ils sont un en intention, en esprit, en caractère, mais non en personne. C’est ainsi que Dieu et le Christ sont un.

Le caractère de Dieu révélé en Christ

En revêtant notre nature, le Fils de Dieu s’est uni à elle, et en même temps, il a révélé le Père aux pécheurs. Seul celui qui était l’image même du Dieu invisible, qui avait été en sa présence dès le commencement, pouvait révéler à l’humanité le caractère de la divinité. Jésus fut en toutes choses semblables à ses frères. Il revêtit notre chair, eut faim et soif, connut la fatigue. Il devait, comme nous, récupérer ses forces par la nourriture et par le sommeil. Il participa au sort de l’humanité, lui, l’innocent Fils de Dieu. Étranger et voyageur sur la terre, dans le monde mais pas du monde, tenté et éprouvé comme les hommes d’aujourd’hui, il vécut sans péché. Tendre, compatissant, sympathique, toujours plein de prévenance, constamment au service de son Père et des hommes, il manifesta le caractère de Dieu.
L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, disait-il,
Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux;
Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,
Pour proclamer aux captifs la liberté.
(Ésaïe 61:1)

Et aux aveugles le recouvrement de la vue.
(Luc 4:19)

Pour publier une année de grâce de l’Éternel,...
Pour consoler tous les affligés.
(Ésaïe 61:2)
« Aimez vos ennemis, disait-il encore, ... et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5:44, 45) « Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » (Luc 6:35) « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » (Matthieu 5:45) « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » (Luc 6:36)
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu,
En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort,
Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.
(Luc 1:78, 79)

La gloire de la croix

C’est la croix du Calvaire qui nous donne la plus sublime révélation de l’amour divin. Aucun langage ne peut en exprimer la signification profonde; la plume ne saurait le décrire, ni l’esprit humain le concevoir. En contemplant la croix du Calvaire, on ne peut que dire: « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)

Le Christ, crucifié à cause de nos péchés, ressuscité des morts, monté au ciel: telle est la science du salut qu’il faut apprendre et enseigner.

Ce que fut le Christ

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Philippiens 2:5-8)

« Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu. » « C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » (Romains 8:34; Hébreux 7:25)

« Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4:15)

C’est par le don du Christ que nous jouissons jour après jour des bontés intarissables de Dieu. La fleur au coloris délicat et au parfum enivrant a sa source dans ce don. C’est lui qui a créé le soleil et la lune. Il n’est pas d’étoile dont il ne soit l’auteur. Chaque goutte de pluie, chaque rayon de lumière accordé à un monde ingrat témoigne de l’amour de Dieu en Christ. Nous recevons tout grâce à ce don ineffable du Fils unique de Dieu. Il fut crucifié afin de répandre ses bienfaits sur la terre entière.

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! » (1 Jean 3:1)

Jamais on n’a appris ni entendu dire,
Et jamais l’œil n’a vu qu’un autre dieu que toi
Fît de telles choses pour ceux qui se confient en lui.
(Ésaïe 64:3)
« Ce n’est pas pour eux seulement que je prie, dit Jésus, mais encore pour ceux qui croiront en moi par leur parole, afin que tous soient un, comme toi, Père, tu es en moi, et comme je suis en toi, afin qu’eux aussi soient un en nous, pour que le monde croie que tu m’as envoyé. » (Jean 17:20, 21)

L’unité qui existe entre le Christ et ses disciples ne détruit pas leur personnalité. Ils sont un en intention, en esprit, en caractère, mais non en personne. C’est ainsi que Dieu et le Christ sont un.

Le caractère de Dieu révélé en Christ

En revêtant notre nature, le Fils de Dieu s’est uni à elle, et en même temps, il a révélé le Père aux pécheurs. Seul celui qui était l’image même du Dieu invisible, qui avait été en sa présence dès le commencement, pouvait révéler à l’humanité le caractère de la divinité. Jésus fut en toutes choses semblables à ses frères. Il revêtit notre chair, eut faim et soif, connut la fatigue. Il devait, comme nous, récupérer ses forces par la nourriture et par le sommeil. Il participa au sort de l’humanité, lui, l’innocent Fils de Dieu. Etranger et voyageur sur la terre, dans le monde mais pas du monde, tenté et éprouvé comme les hommes d’aujourd’hui, il vécut sans péché. Tendre, compatissant, sympathique, toujours plein de prévenance, constamment au service de son Père et des hommes, il manifesta le caractère de Dieu.
L’Esprit du Seigneur, l’Éternel, est sur moi, disait-il,
Car l’Éternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux malheureux;
Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,
Pour proclamer aux captifs la liberté.
(Ésaïe 61:1)

Et aux aveugles le recouvrement de la vue.
(Luc 4:19)

Pour publier une année de grâce de l’Éternel,...
Pour consoler tous les affligés.
(Ésaïe 61:2)
« Aimez vos ennemis, disait-il encore, ... et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent, afin que vous soyez fils de votre Père qui est dans les cieux. » (Matthieu 5:44, 45) « Il est bon pour les ingrats et pour les méchants. » (Luc 6:35) « Il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes. » (Matthieu 5:45) « Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. » (Luc 6:36)
Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu,
En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d’en haut,
Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l’ombre de la mort,
Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix.
(Luc 1:78, 79)

La gloire de la croix

C’est la croix du Calvaire qui nous donne la plus sublime révélation de l’amour divin. Aucun langage ne peut en exprimer la signification profonde; la plume ne saurait le décrire, ni l’esprit humain le concevoir. En contemplant la croix du Calvaire, on ne peut que dire: « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. » (Jean 3:16)

Le Christ, crucifié à cause de nos péchés, ressuscité des morts, monté au ciel: telle est la science du salut qu’il faut apprendre et enseigner.

Ce que fut le Christ

« Ayez en vous les sentiments qui étaient en Jésus-Christ, lequel, existant en forme de Dieu, n’a point regardé comme une proie à arracher d’être égal avec Dieu, mais s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes; et ayant paru comme un simple homme, il s’est humilié lui-même, se rendant obéissant jusqu’à la mort, même jusqu’à la mort de la croix. » (Philippiens 2:5-8)

« Christ est mort; bien plus, il est ressuscité, il est à la droite de Dieu. » « C’est aussi pour cela qu’il peut sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, étant toujours vivant pour intercéder en leur faveur. » (Romains 8:34; Hébreux 7:25)

« Nous n’avons pas un souverain sacrificateur qui ne puisse compatir à nos faiblesses; au contraire, il a été tenté comme nous en toutes choses, sans commettre de péché. » (Hébreux 4:15)

C’est par le don du Christ que nous jouissons jour après jour des bontés intarissables de Dieu. La fleur au coloris délicat et au parfum enivrant a sa source dans ce don. C’est lui qui a créé le soleil et la lune. Il n’est pas d’étoile dont il ne soit l’auteur. Chaque goutte de pluie, chaque rayon de lumière accordé à un monde ingrat témoigne de l’amour de Dieu en Christ. Nous recevons tout grâce à ce don ineffable du Fils unique de Dieu. Il fut crucifié afin de répandre ses bienfaits sur la terre entière.

« Voyez quel amour le Père nous a témoigné, pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! » (1 Jean 3:1)

Jamais on n’a appris ni entendu dire,
Et jamais l’œil n’a vu qu’un autre dieu que toi
Fît de telles choses pour ceux qui se confient en lui.
(Ésaïe 64:3)

La connaissance qui transforme

La connaissance de Dieu révélée en Christ est indispensable au salut. C’est elle qui transforme le caractère, recrée l’âme à l’image de Dieu, et communique à l’être tout entier une puissance surnaturelle.

« Nous tous qui, le visage découvert, contemplons comme dans un miroir la gloire du Seigneur, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. » (2 Corinthiens 3:18)

Le Sauveur a dit de sa propre vie: « J’ai gardé les commandements de mon Père. » « Il ne m’a pas laissé seul, parce que je fais toujours ce qui lui est agréable. » (Jean 15:10; Jean 8:29) Ce que Jésus a été lorsqu’il était ici-bas, nous devons l’être aussi. Par sa force, il faut que nous vivions la vie noble et pure qu’il a vécue.

« A cause de cela, dit Paul, je fléchis les genoux devant le Père, duquel tire son nom toute famille dans les cieux et sur la terre, afin qu’il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d’être puissamment fortifiés par son Esprit dans l’homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi; afin qu’étant enracinés et fondés dans l’amour, vous puissiez comprendre avec tous les saints quelle est la largeur, la longueur, la profondeur et la hauteur, et connaître l’amour de Christ, qui surpasse toute connaissance, en sorte que vous soyez remplis jusqu’à toute la plénitude de Dieu. » (Éphésiens 3:14-19)

« Nous ne cessons de prier Dieu pour vous, et de demander que vous soyez remplis de la connaissance de sa volonté, en toute sagesse et intelligence spirituelle, pour marcher d’une manière digne du Seigneur et lui être entièrement agréables, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients. » (Colossiens 1:9-11)

Telle est la connaissance que le Seigneur veut nous donner, et sans laquelle tout est vanité et néant.