La voie consacrée

Chapitre 11

Et j'habiterai au milieu d'eux

Quand le Seigneur donna à Israël les directives originelles pour la construction du sanctuaire qui allait être une figure pour le temps présent, il dit : « Ils me feront un sanctuaire, et j’habiterai au milieu d’eux. » (Exode 25:8).

L’objectif du sanctuaire était qu’il puisse habiter au milieu d’eux. Son but est plus clairement spécifié dans les textes suivants : « Je me rencontrerai là avec les enfants d’Israël, et ce lieu sera sanctifié par ma gloire. Je sanctifierai la tente d’assignation et l’autel; je sanctifierai Aaron et ses fils, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce. J’habiterai au milieu des enfants d’Israël, et je serai leur Dieu. Ils connaîtront que je suis l’Éternel, leur Dieu, qui les ai fait sortir du pays d’Égypte, pour habiter au milieu d’eux. Je suis l’Éternel, leur Dieu ». (Exode 29:43-46; Lévitique 26:11,12).

Mais le but du sanctuaire n’était pas simplement que Dieu puisse par lui habiter dans le sanctuaire parmi le campement d’Israël. Ceci fut la grande erreur qu’Israël commit dans l’emploi du tabernacle, perdant ainsi de vue sa véritable signification. Lorsque le sanctuaire fut construit et placé au milieu du camp d’Israël, beaucoup pensèrent que cela suffisait; ils conclurent que par ce seul moyen, Dieu habiterait au milieu d’eux.

Il est vrai que par la Shékina, Dieu demeurait dans le sanctuaire. Mais même le sanctuaire et son splendide mobilier placé au milieu du campement d’Israël ne représentait pas tout; il y avait, outre ce superbe édifice, les sacrifices et les offrandes du peuple. Il y avait les prêtres officiants quotidiennement et le grand prêtre exerçant son service sacré. Sans eux, le sanctuaire aurait été quelque chose de vide, bien que le Seigneur y habitait.

Quels étaient la signification et l’objectif de ces choses? Quand un des enfants d’Israël avait péché « contre l’un des commandements de l’Éternel, en faisant des choses qui ne doivent pas se faire » et « se rendant ainsi coupable », de sa propre initiative il apportait « à l’entrée de la tente d’assignation » un agneau pour le sacrifice. Avant que l’agneau ne soit offert, celui qui l’avait apporté posait ses mains sur sa tête et confessait ses péchés, et celui-ci était « agréé de l’Éternel, pour lui servir d’expiation ». Alors, celui qui avait apporté l’agneau et avait confessé ses péchés le tuait. Son sang était déposé dans un bassin. Une partie du sang était répandu « au pied de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente d’assignation »; une autre partie du sang était mise « sur les cornes de l’autel des parfums odoriférants, qui est devant l’éternel dans la tente d’assignation »; puis avec une autre partie du sang, on en faisait « sept fois l’aspersion devant l’Éternel, en face du voile du sanctuaire ». Le reste était répandu « au pied de l’autel des holocaustes, qui est à l’entrée de la tente d’assignation ». L’agneau lui-même était consumé par le feu sur l’autel des holocaustes. Et de tout le service, il est écrit en conclusion : « C’est ainsi que le sacrificateur fera pour cet homme l’expiation du péché qu’il a commis, et il lui sera pardonné. » Le service était similaire en cas de péché et de confession de toute la congrégation. On administrait un service analogue de façon continue, matin et soir, en faveur de toute la congrégation. Mais que les services soient de caractère individuel, ou bien de caractère général, la conclusion était toujours que le « sacrificateur fera pour lui l’expiation devant l’Éternel et il lui sera pardonné. » (Voir Lévitique, chapitres 1 à 5).

Le cycle du service s’achevait chaque année. Et le jour de l’achèvement de ce service, le dixième jour du 7e mois, était tout spécialement le jour des expiations, ou de la purification du sanctuaire. Ce jour-là, le service prenait fin dans le lieu très saint ou Saint des Saints. Il est écrit à propos du souverain sacrificateur et de son service ce jour-là : « Il fera l’expiation pour le sanctuaire de sainteté, il fera l’expiation pour la tente d’assignation et pour l’autel, et il fera l’expiation pour les sacrificateurs et pour tout le peuple de l’assemblé. » (Lévitique 16:2-34; Hébreux 9:2-8 ;).

Ainsi, les services du sanctuaire, dans les offrandes de sacrifice et le ministère des prêtres, et surtout des souverains sacrificateurs, avaient pour but de faire l’expiation pour le pardon et l’effacement des péchés du peuple. À cause du péché et de la culpabilité, parce qu’ils avaient fait « des choses qui ne doivent pas se faire », il était nécessaire de faire l’expiation ou réconciliation, et obtenir le pardon. Le mot expiation ou réconciliation contient l’idée « d’un seul esprit ». Le péché et la culpabilité les avaient séparés de Dieu. Par ces services, ils étaient « faits un » avec Dieu. Pardonner signifie littéralement « donner pour ». Pardonner le péché, c’est donner pour le péché. Le pardon du péché ne vient que de Dieu. Qu’est-ce que Dieu donne? Qu’est-ce que Dieu a donné pour le péché? Il donna Christ et Christ « s’est donné lui-même pour nos péchés ». (Galates 1:4; Éphésiens 2:12-16; Romains 5:8-11).

Ainsi donc, quand un individu ou tout le peuple d’Israël avait péché et désirait le pardon, tout le problème et le processus du pardon, l’expiation et le salut se déroulaient sous les yeux de celui-ci. Le sacrifice offert l’était par la foi au sacrifice que Dieu allait accomplir en donnant son Fils pour le péché. Et c’est par cette foi que Dieu acceptait les pécheurs, et ceux-ci recevaient Christ comme celui qui pardonne leur péché. Ainsi, ils étaient réconciliés avec Dieu, et faits un avec lui (expiation). C’est ainsi que Dieu habiterait au milieu d’eux; c’est-à-dire qu’il demeurerait dans chaque coeur et dans chaque vie, pour les rendre « saint, innocent, pur, détaché des pécheurs. » Et le fait de placer le tabernacle au milieu du camp d’Israël était une illustration, une leçon objective et une évocation de la vérité selon laquelle il demeurerait au coeur de chaque homme (Éphésiens 3:16-19).

Quelques-uns de la nation, à chaque époque, virent dans le sanctuaire cette grande vérité salvatrice. Mais en tant que corps, dans tous les âges, Israël perdit ce concept; s’arrêtant seulement au fait que Dieu était présent au milieu du camp dans le tabernacle, ils perdirent ainsi la joie de la présence personnelle de Dieu demeurant dans leur vie personnelle. En conséquence, leur adoration devint uniquement formaliste et extérieure, plutôt qu’intérieure et spirituelle. C’est pourquoi leur vie ne fut pas régénérée et manquait de sainteté; ainsi, ceux qui sortirent d’Égypte ne bénéficièrent pas de la grande bénédiction que Dieu avait en réserve pour eux, et ils « tombèrent dans le désert ». (Hébreux 3:17-19).

La même erreur fut commise par ceux qui entrèrent en Canaan. Ils placèrent leur confiance dans le Seigneur, seulement en tant qu’habitant du tabernacle, et ils ne permirent pas que le tabernacle et son ministère fussent les moyens par lesquels le Seigneur demeure en eux par la foi. En conséquence, Dieu permit que le temple soit détruit et que l’arche soit emmenée par les païens (Jérémie 7:12; 1 Samuel 4:10-22) afin que le peuple puisse apprendre à voir, à rencontrer et à adorer Dieu personnellement, et l’inviter à demeurer en eux individuellement.

Après avoir été privé du temple et de ses services pendant environ cent ans, le tabernacle fut restauré par David et finalement assimilé au grand temple construit par Salomon. Mais là aussi, le but final du sanctuaire fut graduellement perdu de vue. Le formalisme, avec la méchanceté qui l’accompagna, augmenta progressivement, jusqu’à ce que le Seigneur fût contraint de s’exclamer : « Je hais, je méprise vos fêtes, je ne puis sentir vos assemblés. Quand vous me présentez des holocaustes et des offrandes, je n’y prends aucun plaisir; et les veaux engraissés que vous sacrifiez en action de grâces, je ne les regarde pas. Éloigne de moi le bruit de tes cantiques; je n’écoute pas le son de tes luths. Mais que la droiture soit comme un courant d’eau, et la justice comme un torrent qui jamais ne tarit. » (Amos 5:21-24).

Par Ésaïe, il fit un reproche semblable à Juda : « Écoutez la parole de l’Éternel, chefs de Sodome! Prête l’oreille à la loi de notre Dieu, peuple de Gomorrhe! Qu’ai-je affaire de la multitude de vos sacrifices? dit l’Éternel. Je suis rassasié des holocaustes de béliers et de la graisse des veaux; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs. Quand vous venez vous présenter devant moi, qui vous demande de souiller mes parvis? Cessez d’apporter de vaines offrandes; j’ai en horreur l’encens, les nouvelles lunes, les sabbats et les assemblées; je ne puis voir le crime s’associer aux solennités. Mon âme hait vos nouvelles lunes et vos fêtes; elles me sont à charge; je suis las de les supporter. Quand vous étendez vos mains, je détourne de vous mes yeux; quand vous multipliez les prières, je n’écoute pas : vos mains sont pleines de sang. Lavez-vous, purifiez-vous, ôtez de devant mes yeux la méchanceté de vos actions; cessez de faire le mal. Apprenez à faire le bien, recherchez la justice, protégez l’opprimé; faites droit à l’orphelin, défendez la veuve. Venez et plaidons! dit l’Éternel. Si vos péchés sont comme le cramoisi, ils deviendront blancs comme la neige; s’ils sont rouges comme la pourpre, ils deviendront comme la laine. » (Ésaïe 1:10-18).

Cependant, ses appels ne furent pas pris en considération et Israël fut emmené en captivité, son pays laissé désert à cause de leur perversité. Le même sort pesait sur Juda. Et le danger pour Juda était de la même grande cause que celle que le Seigneur s’efforçait constamment de leur montrer, mais qu’ils n’avaient pas encore appris : ils s’étaient accrochés au temple et au fait que la présence de Dieu demeurait dans ce temple comme le but au lieu de le comprendre comme le moyen d’atteindre le grand objectif, qui consistait, par le moyen du temple et de son ministère, en procurant le pardon et la réconciliation, en ce que Celui qui habitait dans le temple viendrait faire Sa demeure en eux. Le Seigneur plaida encore avec Son peuple par l’intermédiaire de Jérémie pour les sauver de cette erreur et les aider à voir la grande vérité et le sens réel du temple et de son service.

Aussi leur dit-il : « Vous vous livrez à des espérances trompeuses, qui ne servent à rien. Quoi! dérober, tuer, commettre des adultères, jurer faussement, offrir de l’encens à Baal, aller après d’autres dieux que vous ne connaissez pas!... Puis vous venez vous présenter devant moi, dans cette maison sur laquelle mon nom est invoqué, et vous dites : Nous sommes délivrés!... Et c’est afin de commettre toutes ces abominations! Est-elle à vos yeux une caverne de voleurs, cette maison sur laquelle mon nom est invoqué? Je le vois moi-même, dit l’Éternel. Allez donc au lieu qui m’était consacré à Silo, où j’avais autrefois fait résider mon nom. Et voyez comment je l’ai traité, à cause de la méchanceté de mon peuple d’Israël. Et maintenant, puisque vous avez commis toutes ces actions, dit l’Éternel, puisque je vous ai parlé dès le matin et que vous n’avez pas écouté, puisque je vous ai appelés et que vous n’avez pas répondu, je traiterai la maison sur laquelle mon nom est invoqué, sur laquelle vous faites reposer votre confiance, et le lieu que j’ai donné à vous et à vos pères, de la même manière que j’ai traité Silo; et je vous rejetterai loin de ma face, comme j’ai rejeté tous vos frères, toute la postérité Éphraïm. Et toi, n’intercède pas en faveur de ce peuple, n’élève pour eux ni supplications ni prières, ne fais pas des instances auprès de moi, car je n’écouterai pas. » « Oh, si ma tête était remplie d’eau, si mes yeux étaient une source de larmes, je pleurerais jour et nuit les morts de la fille de mon peuple! Oh, si j’avais au désert une cabane de voyageurs, j’abandonnerais mon peuple, je m’éloignerais! Car ce sont tous des adultères; c’est une troupe de perfides. Ils ont la langue tendue comme un arc et lancent le mensonge; ce n’est pas par la vérité qu’ils sont puissants dans le pays; car ils vont de méchanceté en méchanceté, et ils ne me connaissent pas, dit l’Éternel. » (Jérémie 7:8-16; 9:1-3).

Quelles sont précisément les « espérances trompeuses » dans lesquelles le peuple se fiait? Les voici : « ne vous livrez pas à des espérances trompeuses en disant : C’est le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel! » (Jérémie 7:4). Il est tout à fait évident que le peuple, bien que respectant toutes les formes d’adoration et de service du temple, ne vivait tout ceci que comme des formes, perdant entièrement de vue le but réel du temple et de ses services, qui était que Dieu puisse réformer et sanctifier la vie du peuple, en demeurant individuellement en eux. Oubliant cela, la perversité de leur coeur n’en fut que plus visible. C’est pour cette raison que tous leurs sacrifices, leur adoration et leurs prières n’étaient, aux yeux de l’Éternel, que bruit et moquerie aussi longtemps que leurs vies n’étaient pas réformées et sanctifiées.

La parole fut adressée à Jérémie en ces mots, de la part de l’Éternel : « Place-toi à la porte de la maison de l’Éternel, et là publie cette parole, et dis : Écoutez la parole de l’Éternel, vous tous, hommes de Juda, qui entrez par ces portes, pour vous prosterner devant l’Éternel! Ainsi parle l’Éternel des armées, le Dieu d’Israël : réformez vos voies et vos oeuvres, et je vous laisserai demeurer dans ce lieu. Ne vous livrez pas à des espérances trompeuses, en disant : C’est ici le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel, le temple de l’Éternel! Si vous réformez vos voies et vos oeuvres, si vous pratiquez la justice envers les uns et les autres, si vous n’opprimez pas l’étranger, l’orphelin et la veuve, si vous ne répandez pas en ce lieu le sang innocent, et si vous n’allez pas après d’autres dieux, pour votre malheur, alors je vous laisserai demeurer dans ce lieu, dans le pays que j’ai donné à vos pères, d’éternité en éternité. » (Jérémie 7:1-7).

Au lieu de permettre que le grand dessein de Dieu s’accomplisse en eux, au moyen du temple et de ses services, ce qu’ils firent, fut de pervertir complètement ce dessein. Au lieu de reconnaître que le temple et ses services avaient été placés parmi eux pour leur enseigner comment Dieu, en vérité, habiterait dans leur coeur et rendrait leur vie sainte, ils refusèrent cette vérité et s’en détournèrent pour laisser libre cours à leur perversité grossière et couvrir la plus profonde et insondable carence de sainteté.

Devant un tel état de choses, il n’y avait pas d’autre remède que la destruction. En conséquence, la cité fut assiégée et prise par les païens. Le temple, leur « maison sainte et glorieuse » fut détruit. La cité et le temple furent convertis en un monceau de ruines brûlées et noircies; le peuple fut emmené captif à Babylone, où malgré leur tristesse et le sentiment profond d’une perte immense, ils cherchèrent, trouvèrent et adorèrent le Seigneur d’une manière qui réforma tellement leur vie que s’ils avaient fait cela quand le temple existait, celui-ci n’aurait jamais été détruit. (Psaume 137:1-6).

Dieu fit revenir de Babylone un peuple humilié et réformé. Son saint temple fut reconstruit et les services restaurés. Le peuple put de nouveau habiter dans sa cité et son pays. Mais une fois de plus l’apostasie réapparut. Elle suivit un cours identique jusqu’à ce que, quand Jésus, le grand centre du temple et de tous ces services, vint parmi les siens, le même vieil état de chose continuait à prévaloir. (Matthieu 21:12-13; 23 :13-32). Au plus profond de leur coeur, les Juifs furent capables de le persécuter et cherchèrent à le faire mourir, tandis qu’en apparence ils étaient si saints qu’ils s’abstinrent de « se souiller » en franchissant le seuil du prétoire de Pilate (Jean 18:28).

Et l’appel du Seigneur au peuple était encore le même que celui du passé : ils devaient trouver dans leur vie personnelle la signification du temple et de ses services, et être ainsi sauvés de la malédiction qui avait suivi leur nation tout au long de son histoire, à cause de la même grande erreur qu’ils étaient eux-mêmes en train de répéter. C’est pourquoi, un jour, dans le temple, Jésus dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras! » (Jean 2:19-21). Quand Jésus, dans le temple, parlait à ce peuple, faisant allusion au « temple de son corps », il s’efforçait encore, comme tout au long de leur histoire, de leur révéler que le sens véritable du temple et de ses services fut toujours que Dieu puisse marcher et habiter en eux, de la même façon qu’il demeurait dans le temple; Sa présence dans le temple convertissait ce lieu en un lieu saint : ainsi leurs corps seraient vraiment des temples du Dieu vivant, Dieu marchant et habitant en eux (2 Corinthiens 6:16; 1 Corinthiens 3:16,17; Lévitique 26:11,12; 2 Samuel 7:6,7).

Mais ils ne comprenaient même pas cette vérité. Ils ne voulaient pas être réformés. Ils ne voulurent pas que le dessein du sanctuaire s’accomplisse en eux : que Dieu habite en eux. Ils rejetèrent Celui qui vint personnellement leur montrer le vrai but et le vrai chemin. Une fois de plus, il n’y avait pas d’autre remède à leur mal que la destruction! Leur cité fut encore une fois investie par des païens. Le temple aussi, leur « maison sainte et glorieuse » fut détruit par le feu. Une fois de plus, ils furent emmenés en captivité et pour toujours disséminés parmi les nations, « ils seront errants parmi les nations ». (Osée 9:17).

Il est nécessaire de souligner une fois de plus que le sanctuaire terrestre, le temple avec son ministère et ses services, n’était en soi qu’une figure du véritable, celui qui existait alors dans le ciel, avec son ministère et ses services. Quand le concept du sanctuaire fut présenté à Moïse pour la première fois, avant sa construction, le Seigneur lui dit : « Regarde, et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne. » (Exode 25:40). « Aie soin, lui fut-il dit, de faire tout d’après le modèle qui t’a été montré sur la montagne. » (Hébreux 8:5; Exode 26:30; 27:8). Le sanctuaire sur la terre, était donc, une représentation du véritable, une « image des choses qui sont dans les cieux. » (Hébreux 9:23-24).

Le véritable sanctuaire dont le terrestre était une représentation, l’original duquel celui-ci était un modèle existait alors... Mais dans les ténèbres et la confusion d’Égypte, Israël avait perdu la notion de ces choses et de plusieurs autres qui avaient été évidentes pour Abraham, Isaac et Jacob. Par cette leçon, Dieu voulait leur donner la connaissance du véritable sanctuaire. Il était « une figure » non dans le sens qu’il représentait quelque chose du futur qui n’existait pas encore, mais une leçon objective et une représentation visible de ce qui existait, mais qui était invisible à leurs yeux, afin qu’ils exercent leur foi et leur vraie spiritualité qui les rendraient capables de voir l’invisible.

Par le moyen de tout ceci, Dieu était en train de leur révéler la même chose qu’à tout le peuple pour toujours, que c’est par le sacerdoce, le ministère et le service de Christ dans le véritable sanctuaire ou temple céleste qu’Il demeure parmi les hommes. Il leur révélait que par cette foi de Jésus, il est pourvu au pardon et à l’effacement des péchés des hommes et à l’expiation ou réconciliation, afin que Dieu habite en eux et marche au milieu d’eux, Lui étant leur Dieu et eux étant Son peuple; ils se trouvent ainsi séparés de tous les autres peuples qui sont sur la surface de la Terre : séparés du monde pour Dieu comme Ses authentiques fils et filles pour être édifiés dans la perfection, dans la connaissance de Dieu. (2 Corinthiens 6:16-18; 7:1; Exode 33:15-16).