La voie consacrée

Chapitre 1

Un tel souverain sacrificateur

« Le point capital de ce qui vient d’être dit, c’est que nous avons un tel souverain sacrificateur, qui est assis à la droite du trône de la majesté divine dans les cieux, comme ministre du sanctuaire et du véritable tabernacle, qui a été dressé par le Seigneur et non par un homme. » (Hébreux 8:1,2).

Ceci est le « résumé » de l’évidence du grand sacerdoce de Christ présenté dans les sept premiers chapitres de l’épître aux Hébreux. Le « résumé » présenté ici n’est pas au sens propre du mot que nous avons un souverain sacrificateur, mais que nous avons « un tel souverain sacrificateur ». « Tel » signifie « un sacrificateur de ce genre », d’un genre éminent au plus haut degré – le même qui a été mentionné et spécifié précédemment, pas un autre ou un différent.

C’est-à-dire, que dans la partie qui précède – les sept premiers chapitres de l’épître aux Hébreux – certaines choses doivent avoir été spécifiées concernant Christ en tant que souverain sacrificateur, certaines qualifications qui lui permirent de remplir ce rôle, certains attributs dignes de lui en tant que tels et qui sont résumés dans ce texte : « Maintenant, après ce qui vient d’être dit, nous avons un tel souverain sacrificateur. »

Pour avoir une claire compréhension de ce passage, pour capter la vraie portée et l’implication d’avoir « un tel souverain sacrificateur » il est donc nécessaire d’examiner la partie précédente de l’épître. La totalité du septième chapitre est consacrée à l’examen de ce sacerdoce. Le sixième chapitre se termine avec la pensée de ce sacerdoce et le cinquième est consacré à la même chose. Le quatrième chapitre est la continuation du troisième, qui commence par l’exhortation : « Considérez l’apôtre et le souverain sacrificateur de la foi que nous professons, Jésus ». Et ceci est la conclusion de ce qui avait été dit précédemment. Le deuxième chapitre se termine avec l’idée que Christ : « fut un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle », ceci en conclusion de ce qui a déjà été présenté. Le premier et le deuxième chapitre traitent du même sujet.

Cette brève esquisse suffit à démontrer que la grande pensée globale des sept premiers chapitres de l’épître aux Hébreux, est le sacerdoce de Christ et que les vérités présentées, quelle que soit leur forme sont tout simplement des variations de cette grande vérité de son sacerdoce résumées dans ces mots : « Nous avons un tel souverain sacrificateur. »

En conséquence, pour découvrir la véritable importance et la signification de cette expression « un tel souverain sacrificateur », il est nécessaire de commencer depuis le début, par les premiers mots du livre aux Hébreux, et en maintenant l’idée d’un bout à l’autre que le fil conducteur présenté ici, c’est « un tel souverain sacrificateur » ; tout ce qui est dit est énoncé dans le seul grand but de montrer à tout homme que « nous avons un tel souverain sacrificateur ». Pour si riches et si complètes que soient les vérités en elles-mêmes, concernant Christ, contenues dans ces chapitres successifs, il faut constamment garder en mémoire qu’elles sont toutes exprimées dans le seul but de faire ressortir que « nous avons un tel souverain sacrificateur ». En étudiant ces vérités telles qu’elles sont présentées dans l’épître, n’oublions pas qu’elles sont subordonnées et tributaires de la grande vérité centrale qui en est aussi le résumé : « nous avons un tel souverain sacrificateur ».

Dans Hébreux chapitre deux, en conclusion des arguments présentés ici, il est dit : « il a dû être rendu semblable en toutes choses à ses frères, afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle dans le service de Dieu... » Ici, il est dit que l’abaissement de Christ, sa ressemblance avec l’homme, ayant été fait chair et habitant parmi les hommes, furent nécessaires « afin qu’il fût un souverain sacrificateur miséricordieux et fidèle ». Mais pour apprécier la grandeur de Son abaissement et le sens réel de Sa situation dans la chair, en tant qu’homme et Fils de l’homme, il est nécessaire de savoir ce qu’était auparavant Sa grandeur en tant que Dieu et Fils de Dieu, et ceci est le sujet du premier chapitre.

L’abaissement de Christ, Sa position et Sa nature, tel qu’Il fut dans la chair et dans le monde, se trouvent expliquées dans le deuxième chapitre des Hébreux plus complètement que nulle part ailleurs dans les Écritures. Mais ceci se trouve au deuxième chapitre. Et il nous faut d’abord comprendre le premier chapitre avant de passer au second pour en suivre la pensée et l’argumentation.

Dans le premier chapitre des Hébreux, la position, la grandeur et la nature de Christ, tel qu’il était au ciel avant sa venue sur la terre, se trouvent décrites mieux que partout ailleurs. Cela démontre qu’une claire compréhension de Sa nature et de Sa position, tel qu’il fut au ciel, est essentielle pour comprendre Sa position et Sa nature, tel qu’il fut sur terre. Et puisqu’il Lui appartint d’être ce qu’Il a été sur la terre afin de devenir un sacrificateur miséricordieux et fidèle, il est capital de Le connaître tel qu’Il était dans le ciel. Cette position, précédant celle qu’Il occupa sur la terre, est donc une partie essentielle de l’évidence résumée dans l’expression : « nous avons un tel souverain sacrificateur ».