Le Foyer Chrétien

Chapitre 71

La parole

La voix est un talent—La voix est un talent qui nous est confié, et nous devrions nous en servir pour aider, encourager et réconforter nos semblables. Si les parents veulent aimer Dieu et suivre ses voies dans la justice et le discernement, leur langage ne sera pas empreint d’un sentimentalisme maladif. Leurs paroles seront saines, pures et édifiantes. Que ce soit chez eux ou ailleurs, ils s’exprimeront de façon convenable. Ils ne tomberont pas dans la vulgarité.

Chaque parole exerce une influence—Chaque parole prononcée par les parents exerce une influence bonne ou mauvaise sur leurs enfants. S’ils parlent avec emportement, s’ils manifestent le même esprit que les gens du monde, Dieu les considérera comme tels et non comme ses fils et ses filles.

Un mot prononcé à bon escient peut être comme une semence jetée dans l’esprit des enfants et peut guider leurs petits pieds dans le droit sentier; alors qu’une parole mauvaise risque de les conduire dans la voie de la ruine.

Les anges entendent tout ce qui se dit à la maison. Par conséquent, ne criez jamais; que l’influence de vos paroles soit telle qu’elle s’élève vers le ciel comme un encens de bonne odeur.

Les parents devraient maintenir dans le foyer une atmosphère pure et agréable grâce à leurs propos aimables, leur tendre indulgence et leur amour; mais, en même temps, ils doivent être fermes, inébranlables sur les principes. Si vous faites preuve de fermeté à l’égard de vos enfants, ils penseront peut-être que vous ne les aimez pas. Vous pouvez vous attendre à cette réaction, mais ne vous montrez jamais durs envers eux. La justice et la miséricorde doivent aller de pair; il ne faut ni tergiverser ni agir par impulsion.

Le langage est l’expression extérieure d’un état intérieur—Le langage doit d’abord être pur, empreint de bonté et de vérité: c’est la « manifestation extérieure d’une grâce intérieure ». ... La famille est la meilleure école pour apprendre à parler ainsi.

Les paroles aimables sont comme une rosée, comme des ondées bienfaisantes pour l’âme. L’Écriture déclare au sujet du Christ que des « paroles de grâce ... sortaient de sa bouche » (Luc 4:22), pour « soutenir par la parole celui qui est abattu » Ésaïe 50:4. Et le Seigneur nous dit: « Que votre parole soit toujours accompagnée de grâce, assaisonnée de sel, afin que vous sachiez comment il faut répondre à chacun. » Colossiens 4:6.

La culture vocale au foyer—C’est dans le cercle familial que l’on devrait apprendre à travailler sa voix. Les parents devraient enseigner à leurs enfants l’art de parler distinctement afin que ceux qui les écoutent comprennent aisément tous les mots prononcés. Ils doivent leur montrer comment lire la Bible à haute et intelligible voix, d’une manière qui honore Dieu. Que ceux qui s’agenouillent pour prier en famille évitent de se cacher le visage dans leurs mains lorsqu’ils s’adressent à Dieu. Qu’ils lèvent plutôt la tête et s’approchent du trône de grâce avec un saint respect mêlé de hardiesse.

Que le timbre de votre voix soit pur. Apprenez à parler d’un ton qui soit, non pas dur et autoritaire, mais doux et persuasif. Donnez à vos enfants des leçons d’élocution. Habituez-les à parler correctement afin qu’ils parviennent à empêcher que des mots vulgaires et grossiers ne leur échappent à la moindre difficulté.

L’exercice de la voix a une grande influence sur la santé des étudiants. On devrait apprendre aux jeunes à respirer correctement et à lire de telle manière que la gorge et les poumons ne se fatiguent pas anormalement, mais que les muscles abdominaux soient mis également à contribution. Si l’on parle de la gorge, de telle sorte que les sons viennent de la partie supérieure des organes vocaux, ceux-ci s’affaiblissent et leur efficacité diminue. La plus grosse partie du travail doit être effectuée par les muscles abdominaux, la gorge servant surtout de canal. Bien des personnes auraient pu vivre plus longtemps si on leur avait appris à utiliser correctement leur voix. Le bon usage des muscles abdominaux dans la lecture à haute voix sera un remède dans de nombreuses déficiences des cordes vocales et dans les affections pulmonaires, et sera l’un des moyens de prolonger la vie.

L’effet des paroles dures et agressives—Dans un foyer où retentissent des paroles dures, hargneuses, agressives, l’enfant pleure beaucoup. Sa sensibilité délicate est affectée par le climat de mécontentement et de discorde qui l’entoure. C’est pourquoi la maman doit conserver un visage rayonnant. Souriez aussi souvent que possible; l’esprit et le cœur de votre enfant refléteront alors la joie de votre visage comme une pièce de monnaie en métal poli reproduit les traits de la personne représentée en effigie. Assurez-vous que le Christ habite en vous, afin que l’image divine puisse se graver dans l’esprit malléable de votre enfant.

Éviter toute note discordante—Ne laissez pas la querelle et la discorde pénétrer dans votre foyer. Parlez avec douceur, sans brutalité, sans élever le ton. Restez calmes. Bannissez toute critique et tout mensonge. Dites à vos enfants que vous désirez les aider à se préparer pour le ciel où tout est paix, sans la moindre note discordante. Soyez patients avec eux quand ils ont des soucis personnels, qui vous paraissent anodins, peut-être, mais qui, à leurs yeux, sont importants.

Lorsque les parents seront convertis, leurs principes d’éducation subiront de sérieuses transformations. Leurs pensées changeront, leur langage même évoluera. ...

Dans le foyer, on ne criera pas et on ne parlera pas sous le coup de la colère. Les paroles échangées seront une source de paix et de bénédiction. Éliminez de votre voix tout ce qui peut la rendre désagréable.

Nous devons maîtriser un tempérament impulsif et contrôler nos paroles, et nous remporterons ainsi de grandes victoires; sinon, nous serons les esclaves de Satan; il aura tout pouvoir sur nous et nous asservira. Toute parole désagréable, désobligeante, impatiente et hargneuse est une offrande que nous déposons sur l’autel de la majesté satanique. Et c’est une offrande coûteuse, plus coûteuse que tous les sacrifices que nous pouvons faire pour Dieu, car elle détruit la paix et le bonheur de familles entières: elle ruine la santé et risque d’entraîner la perte de la vie et du bonheur éternels.

Les paroles: une source de soleil ou d’ombre?—Il importe que les enfants et les jeunes apprennent à surveiller leurs paroles et leurs actes, car leur manière de vivre produit le soleil ou l’ombre, non seulement dans leur propre foyer, mais aussi pour tous ceux avec lesquels ils entrent en contact.

Le mauvais usage que l’on fait du don de la parole occasionne souvent bien des maux. La Bible n’autorise personne à parler avec dureté, à créer ainsi malaise et tristesse dans le foyer. Les autres membres de la famille perdent le respect pour la personne qui parle de la sorte, alors que celle-ci pourrait gagner la confiance et l’affection de tous, si elle voulait modérer ses sentiments.

Douceur envers les enfants, respect pour les parents—Les parents ne devraient parler à leurs enfants qu’avec douceur, et les enfants ne devraient s’adresser à leurs parents qu’avec respect. Ce sont des points sur lesquels il faut veiller; en effet, si, dans la formation de leur caractère, les enfants acquièrent de bonnes habitudes, ils seront beaucoup plus accessibles aux enseignements de Dieu et plus obéissants à ses exigences.

Fuyez la vulgarité sous toutes ses formes—Parents, époux, frères et sœurs, ne prenez pas l’habitude d’agir, de parler et de penser avec vulgarité. Les paroles vulgaires, les plaisanteries grossières, le manque d’attention et de courtoisie dans le cercle familial deviendront pour vous une seconde nature et vous rendront indignes de vous associer à ceux qui recherchent la sanctification par la vérité. Le foyer est un lieu trop sacré pour être entaché de trivialité, de sensualité, de contestation et de scandale. Réprimez toute parole méchante et éliminez toute pensée profane, car le Témoin fidèle pèse chaque parole, juge chaque action; il déclare: « Je connais tes œuvres. » Apocalypse 3:1.

Des propos vulgaires, insipides et mesquins ne doivent pas trouver place dans la famille. Si le cœur est pur, d’abondants trésors de sagesse en découleront.

Ne tolérez pas que l’on dise des absurdités dans votre foyer. Même les tout petits enfants peuvent tirer profit du « modèle des paroles saines » 2 Timothée 1:13. Si les parents n’ont que des conversations futiles et insensées, par leur exemple ils conduiront leurs enfants à faire de même; au contraire, des paroles saines, pures, vraies et sérieuses influenceront favorablement le foyer et conduiront ses membres à agir en conséquence.

Les fruits de la colère et de l’impulsivité—Lorsque vous parlez à vos enfants sous l’empire de la colère, vous travaillez pour l’ennemi de tout bien. Laissez à chaque enfant une chance de s’améliorer dès le berceau. L’éducation devrait commencer dès la plus tendre enfance, sans dureté ni irritation, mais dans la bonté et la patience; et cette formation doit se poursuivre tout au long des années jusqu’à l’âge adulte.

Que les membres de chaque famille recherchent auprès du Seigneur, par des prières ardentes, l’aide nécessaire pour accomplir l’œuvre de Dieu. Qu’ils perdent l’habitude de parler à la légère et de critiquer leurs semblables. Qu’ils sachent être aimables et courtois chez eux et qu’ils acquièrent des habitudes de prévenances et d’attentions réciproques.

On fait bien du mal, dans la famille, lorsqu’on parle avec impatience, car cela incite l’autre à répliquer de la même manière et dans le même esprit. On échange alors des injures, on cherche à se justifier et on finit par se laisser envahir par le découragement et l’exaspération; car tous ces propos amers se répercutent fatalement sur l’âme.

Les paroles dures pénètrent dans l’oreille pour atteindre jusqu’au cœur, elles y allument les passions les plus basses et incitent hommes et femmes à transgresser les commandements de Dieu. ... Les mots sont de véritables semences que l’on répand.

Les propos véhéments sont une forme de blasphème—Parmi les membres de nombreuses familles on a pris l’habitude de parler à la légère, sans réfléchir; on se laisse aller de plus en plus à proférer des mots blessants et on finit par dire des grossièretés sous l’influence de Satan et non plus sous celle de Dieu. ... On ne devrait jamais prononcer des paroles véhémentes sous le coup de la colère, car, aux yeux de Dieu et des saints anges, elles équivalent à des blasphèmes.

Comment un père peut perdre la confiance de ses enfants—Mon frère, vos paroles autoritaires traumatisent vos enfants. En prenant de l’âge, leur tendance à critiquer grandira. Votre habitude de censurer gâche votre vie, celle de votre femme et de vos enfants. Elle n’encourage pas ces derniers à se confier à vous ni à reconnaître leurs fautes, car ils savent qu’il leur faudra essuyer, sitôt après, une sévère réprimande. Souvent, vos paroles pleuvent sur eux comme une grêle dévastatrice tombant sur des plantes fragiles; vous leur causez par là un tort incalculable. Ils en arrivent à vous mentir pour ne pas avoir à subir vos paroles désobligeantes. Ils renoncent à dire la vérité pour échapper à la censure et au châtiment. Un ordre donné sèchement et sur un ton cassant ne peut leur faire aucun bien.

Un engagement à prendre—Il serait bon que chacun s’engage par écrit à parler aimablement dans son foyer et à appliquer ainsi la loi de l’amour. Parents, ne vous exprimez jamais d’une manière irréfléchie. Si vos enfants commettent des fautes, reprenez-les, mais avec douceur et tendresse. Chaque fois que vous criez, vous perdez une occasion précieuse de leur donner une leçon d’indulgence et de patience. Que l’amour constitue le trait saillant de votre combat contre l’erreur.

La conversation à table—Que de familles assaisonnent leurs repas quotidiens de soupçons et de commérages. Elles dissèquent le caractère de leurs amis et servent cela comme un dessert délicieux. On fait passer autour de la table un bon « morceau » de médisance afin qu’il soit dégusté, non seulement par les adultes, mais aussi par les enfants. Tout cela déshonore Dieu.

L’esprit de critique et de dénigrement ne doit pas trouver place au foyer. La paix de celui-ci est trop sacrée pour en être souillée. Mais que de fois, au moment du repas, les membres de la famille font circuler autour de la table un « plat » fait de racontars, de médisances et de calomnies. Si le Christ revenait aujourd’hui, ne trouverait-il pas de nombreux foyers soi-disant chrétiens où l’on prend plaisir, sans charité aucune, à critiquer les autres? Les membres de ces familles ne sont pas prêts à s’unir à ceux de la famille céleste.

Que les conversations qui se déroulent à la table familiale soient de nature à influencer favorablement l’esprit des enfants.

Ragots et cancans—Nous pensons avec horreur au cannibale qui se nourrit de la chair encore tiède et frémissante de sa victime; mais les résultats de cette pratique répugnante sont-ils plus terribles que les supplices et les désastres causés par cette façon de dénaturer les mobiles, de noircir la réputation et de disséquer le caractère de son semblable? Que les enfants et les adolescents apprennent ce que Dieu dit à ce sujet: « La mort et la vie sont au pouvoir de la langue. »

La médisance et les racontars sont des spécialités de Satan pour semer la discorde, séparer les amis et détruire la confiance de beaucoup dans le bien-fondé de nos principes.

Qui sème la méfiance collabore avec l’ennemi—De par sa nature, l’être humain est enclin à proférer des paroles acerbes. Ceux qui cèdent à cette tendance ouvrent la porte de leurs cœurs à Satan qui les rend particulièrement habiles quand il s’agit de rappeler les fautes et les erreurs d’autrui. On s’appesantit sur ses échecs, on relève ses imperfections, on parle de manière à créer la méfiance à l’égard de celui qui fait pourtant tout son possible pour accomplir son devoir d’ouvrier avec Dieu. Ces germes de suspicion sont souvent propagés par des personnes qui n’ont pas reçu les marques de faveur auxquelles elles pensaient avoir droit.

Dieu exige des croyants qu’ils cessent de se livrer à la critique, de parler à la légère et sans bienveillance. Parents, que vos paroles soient aimables et douces lorsque vous vous adressez à vos enfants; vous aiderez ainsi les anges à les conduire au Christ. À cet égard, une réforme profonde doit s’opérer dans cette église qu’est le foyer. Elle doit commencer immédiatement. Faites taire tout murmure, toute agressivité et tout éclat de voix. Ceux qui grognent et qui s’irritent ferment la porte aux anges du ciel pour l’ouvrir à ceux de Satan.

Appel aux parents pour qu’ils fassent preuve d’indulgence et de maîtrise de soi—Parents, lorsque vous vous sentez nerveux, vous ne devriez pas commettre ce grand péché qui consiste à empoisonner la vie de la famille par votre mauvaise humeur. Dans ces moments-là, redoublez de vigilance et décidez dans votre cœur de n’offenser personne par vos paroles, et de ne prononcer que des mots agréables et encourageants. Dites-vous: « Je ne ternirai pas le bonheur de mes enfants par mon irritabilité. » En restant ainsi maîtres de vous-mêmes, vous deviendrez plus forts. Votre système nerveux sera moins vulnérable et vous serez affermis par les principes du bien. La conscience du devoir accompli vous fortifiera. Les anges de Dieu approuveront vos efforts et vous aideront.

Parents, parlez avec bonté à vos enfants. Rappelez-vous que vous-mêmes êtes sensibles, que vous supportez difficilement le blâme: pensez-y et sachez que vos enfants vous ressemblent. Ne leur infligez pas ce que vous ne pouvez supporter vous-mêmes. Si vous ne pouvez souffrir les reproches et les critiques, eux, qui sont plus faibles que vous, ne les supportent pas davantage. Que vos paroles aimables et enjouées soient de véritables rayons de soleil pour votre famille. La maîtrise que vous aurez de vous-mêmes, vos prévenances et la peine que vous vous donnerez pour elle vous seront rendues au centuple.

Le pouvoir bienfaisant du silence et du chant—Des épreuves surviendront, sans aucun doute, même pour ceux qui sont pleinement consacrés. La patience des plus persévérants sera mise à rude épreuve. Le mari ou la femme peut prononcer des paroles susceptibles de provoquer une réplique immédiate, mais celui à qui elles sont destinées doit s’efforcer de ne pas répondre. Dans ce cas, le silence est salutaire. Il est souvent le reproche le plus sévère que l’on puisse faire à celui qui a péché par ses lèvres.

Lorsqu’ils [les enfants et les jeunes] perdent leur contrôle et qu’ils s’emportent en parlant, la meilleure attitude à adopter est le silence, qui évite ainsi de blâmer, de discuter ou de condamner. Ils ne tarderont pas à regretter leur comportement. Puisque le silence est d’or, il sera souvent plus efficace que tout ce que l’on pourrait dire.

Lorsque les autres sont impatients, irritables et mécontents parce qu’ils ne parviennent pas à maîtriser leur moi, entonnez un chant religieux. Lorsque Jésus travaillait à son établi de charpentier, des camarades l’entouraient, cherchant parfois à lasser sa patience; mais il se mettait à chanter de merveilleux psaumes et, avant même de se rendre compte de ce qui leur arrivait, ils joignaient leurs voix à la sienne, influencés à leur insu par le pouvoir du Saint-Esprit présent parmi eux.

Maîtriser sa langue: un combat—Dieu demande aux parents que, par l’exemple de leur fermeté de caractère, ils répandent la lumière dans leur entourage immédiat. Aucune conversation frivole ou vulgaire ne doit y être tolérée. Dieu perce les secrets de chaque vie. Chez certains, un incessant combat doit se livrer pour garder la maîtrise de soi. Chaque jour ils luttent en silence et dans la prière contre leur tendance à parler durement et contre leur tempérament emporté. Ces combats resteront peut-être à jamais cachés aux autres hommes qui ne peuvent donc louer les efforts que l’on fait pour retenir les propos irréfléchis qui se pressent sur les lèvres. Le monde ignorera toujours ces succès. Et s’il parvenait à les connaître, il n’aurait que du mépris pour ceux qui les remportent. Mais dans les registres du ciel, ceux qui mènent de tels combats figurent parmi les vainqueurs. Quelqu’un assiste à ces luttes secrètes et à ces victoires silencieuses; il dit: « Celui qui est lent à la colère vaut mieux qu’un héros, et celui qui est maître de lui-même, que celui qui prend des villes. » Proverbes 16:32.

Si vous vous refusez à vous mettre en colère, à tempêter et à crier, le Seigneur vous en donnera les moyens. Il vous aidera à utiliser le talent de la parole d’une manière semblable à celle du Christ, si bien que la patience, le réconfort et l’amour seront l’apanage précieux de votre foyer.