Le Foyer Chrétien

Chapitre 31

L’amour procure la sécurité

Le pouvoir de l’amour—L’amour possède un pouvoir merveilleux parce que divin. Si nous connaissions la réponse douce qui « calme la fureur »; l’amour qui « supporte tout » et qui est « plein de bonté », la charité qui « couvre une multitude de péchés » (Proverbes 15:1; 1 Corinthiens 13:4; 1 Pierre 4:8), de quelle puissance régénératrice nos vies ne seraient-elles pas gratifiées, et combien l’existence serait transformée! La terre deviendrait un avant-goût du ciel.

Ces leçons précieuses peuvent être enseignées si simplement que même les tout-petits peuvent les comprendre. Le cœur de l’enfant est tendre et facilement impressionnable; c’est pourquoi lorsque nous, qui sommes plus âgés, deviendrons « comme de petits enfants », lorsque nos cœurs auront appris la simplicité, la douceur et le tendre amour du Sauveur, il nous sera facile de toucher les cœurs de nos petits et de leur parler de ce ministère de guérison qu’est un ministère d’amour.

Aux yeux du monde, l’argent représente la puissance; mais du point de vue chrétien, c’est l’amour qui détient le pouvoir. Ce principe concerne aussi bien la force mentale que spirituelle. Le véritable amour est pleinement efficace pour faire le bien, il ne peut d’ailleurs faire que le bien. Il permet d’éviter la discorde et le malheur et procure le bonheur le plus authentique. La richesse est souvent une source de corruption et de destruction; la force est capable de faire le mal; mais la vérité et la bonté sont les caractéristiques de l’amour véritable.

L’amour, une plante qui doit être nourrie—Le foyer doit être le centre de l’affection la plus pure et la plus élevée. La paix, l’harmonie, l’affection et le bonheur doivent être recherchés jour après jour jusqu’à ce qu’ils s’insèrent dans le cœur de tous ceux qui composent la famille. La plante de l’amour doit être soigneusement nourrie, sinon elle mourra. Tout bon principe doit être cultivé si nous voulons qu’il se développe dans l’âme. Les choses que Satan sème dans le cœur—envie, jalousie, suspicion, médisance, impatience, préjugé, égoïsme, convoitise, vanité—doivent être déracinées. Si la présence de ces défauts est tolérée dans l’âme ils porteront des fruits qui contamineront bien des personnes. Combien cultivent des plantes vénéneuses qui détruisent les précieux fruits de l’amour et souillent l’âme!

Rappelez-vous votre enfance—Ne traitez pas constamment vos enfants avec dureté, oubliant que ce sont des enfants et que vous l’avez été aussi. Ne vous attendez pas qu’ils soient parfaits et n’exigez pas d’eux qu’ils agissent comme des adultes, sinon vous vous fermerez la porte de leur cœur et vous les amènerez à l’ouvrir à de mauvaises influences, ce qui permettrait à d’autres de corrompre leurs jeunes esprits avant que vous ayez eu le temps de vous apercevoir du danger. ...

Les parents ne devraient pas oublier le temps de leur enfance, combien ils avaient besoin de tendresse et se sentaient malheureux quand on les réprimandait avec brusquerie. Il faudrait qu’ils redeviennent jeunes de sentiments et mettent leur esprit au niveau de celui de leurs enfants.

Ils [les enfants] ont besoin d’entendre des mots aimables et encourageants. Combien il est facile pour les mères de prononcer des paroles de bonté et d’affection qui pénétreront dans le cœur des petits comme un rayon de soleil, leur permettant d’oublier leurs chagrins!

Parents, manifestez de l’amour à l’égard de vos enfants: dès leur berceau, dans leur enfance et tout au long de leur jeunesse. Ne leur montrez pas un visage renfrogné, mais ayez toujours un air joyeux.

Gardez vos enfants dans une atmosphère agréable—Lorsque les enfants ont de la peine, il faut s’efforcer de les consoler. Dans leur première enfance et jusqu’à leur maturité, ils ne reçoivent généralement pas l’attention qu’ils méritent. Il nous faut des mères qui sauront élever leurs enfants de telle manière que ceux-ci se considéreront tout naturellement comme faisant partie de la famille. La mère doit parler avec ses enfants de leurs espoirs et de leurs préoccupations. Que les parents se souviennent que leurs enfants doivent passer avant les étrangers pour les soins dont ils doivent être l’objet. Il faut les garder dans une atmosphère agréable, sous la direction de la mère.

Aidez vos enfants à remporter des victoires. ... Entourez-les d’une atmosphère d’amour. Vous parviendrez ainsi à vaincre leur tendance à l’entêtement.

Les enfants ont plus besoin d’affection que de nourriture—De nombreuses mères négligent honteusement leur famille pour consacrer plus de temps à couvrir de garnitures inutiles les vêtements de leurs enfants. Alors que ces derniers sont fatigués et qu’ils ont vraiment besoin de leur mère, ils sont négligés ou bien on se contente de leur donner quelque chose à manger. Or, non seulement ils n’ont pas besoin de nourriture à ce moment-là, mais celle-ci leur fait du mal. Ce qu’il leur faut surtout, c’est recevoir des marques d’affection de leur mère. Chaque maman devrait prendre du temps pour offrir à ses enfants ces petits mots tendres si essentiels durant la petite enfance et même plus tard. De cette manière, leur cœur et leur bonheur seraient étroitement liés aux siens. Elle est pour ses enfants ce que Dieu est pour nous.

Les désirs raisonnables doivent être satisfaits—Vous devriez toujours faire sentir à vos enfants que vous les aimez; que vous travaillez dans leur intérêt; que leur bonheur vous tient à cœur et que vous n’avez en vue que leur bien. Vous devriez leur faire plaisir chaque fois que vous pouvez raisonnablement le faire.

En dirigeant vos enfants, n’agissez jamais par impulsion. Efforcez-vous de concilier l’autorité et l’affection. Recherchez et cultivez tout ce qui est bon et aimable, et apprenez à vos enfants à désirer le souverain bien en leur faisant connaître le Christ. Tout en leur refusant les choses qui leur seraient nuisibles, montrez-leur que vous les aimez et que vous désirez leur bonheur. Plus ils se montrent désagréables, plus vous devriez vous efforcer de leur prouver que vous les aimez. Lorsqu’un enfant est convaincu que vous voulez le rendre heureux, l’amour fait tomber toutes les barrières. C’est le principe que le Sauveur applique dans ses rapports avec l’homme. C’est aussi le principe qui doit prévaloir dans l’Église.

L’amour doit s’exprimer—Dans de nombreuses familles on n’entend guère exprimer des sentiments d’affection réciproque. Sans qu’il soit nécessaire de verser dans un certain sentimentalisme, il faut témoigner de l’amour et de la tendresse avec simplicité, pureté et dignité. Plusieurs se plaisent à entretenir la dureté de cœur et s’attachent, en paroles et en actions, à montrer leur caractère sous son aspect satanique. Une tendre affection devrait toujours être entretenue entre mari et femme, parents et enfants, frères et sœurs. Toute parole de colère devrait être réprimée, et on ne devrait pas sentir le moindre manque d’amour, même en apparence. C’est un devoir pour chaque membre de la famille d’être aimable et de parler avec bienveillance.

Cultivez la tendresse, l’affection et l’amour qui se manifestent par des paroles et des attentions pleines de délicatesse.

La meilleure façon d’apprendre aux enfants à honorer leurs parents est de leur fournir l’occasion de voir le père manifester des attentions délicates envers la mère, et la mère témoigner du respect et de la considération pour le père. C’est en constatant cet amour réciproque que les enfants sont amenés à observer le cinquième commandement et à suivre le conseil de l’apôtre: « Enfants, obéissez à vos parents selon le Seigneur, car cela est juste. » Éphésiens 6:1.

Les parents doivent refléter l’amour de Jésus—Lorsque la mère a gagné la confiance de ses enfants et qu’elle leur a appris à l’aimer et à lui obéir, elle leur a enseigné la leçon primordiale de la vie chrétienne. Ils doivent aimer leur Sauveur, lui faire confiance et lui obéir comme ils aiment leurs parents, leur font confiance et leur obéissent. L’amour que le père ou la mère témoigne envers son enfant par les soins attentifs et la bonne éducation qu’il lui donne est un faible reflet de l’amour que Jésus manifeste à l’égard de son peuple fidèle.