Le Foyer Chrétien

Chapitre 15

Promesses solennelles

Le dessein de Dieu concernant l’homme et la femme—Dieu créa la femme, qu’il tira de l’homme, afin qu’elle soit une compagne et une épouse unie à lui, pour qu’elle l’encourage, le réconforte et soit pour lui une source de bénédiction. À son tour, il devait être pour elle un compagnon lui apportant une aide puissante. Tous ceux qui entrent dans la vie conjugale avec un but élevé et saint—le mari cherchant à gagner les affections du cœur de sa femme, la femme cherchant à adoucir et affiner le caractère de son mari et à lui apporter un complément—réalisent le dessein de Dieu à leur égard.

Le Christ n’est pas venu pour mettre fin à cette institution, mais pour la rétablir dans sa sainteté et sa noblesse originelles. Il est venu pour restaurer l’image morale de Dieu en l’homme, et il commença son œuvre ici-bas en sanctionnant l’institution du mariage.

Celui qui donna Ève pour compagne à Adam accomplit son premier miracle à un repas de noces, et c’est au cours de cette fête familiale qu’il inaugura son ministère public. Jésus établit ainsi l’institution du mariage, qu’il avait lui-même fondée. Son dessein était qu’hommes et femmes s’unissent par ces liens sacrés pour former des familles dont les membres, couronnés d’honneur, fussent reconnus comme appartenant à la famille céleste.

Jésus désire que les mariages soient heureux—L’amour divin émanant du Christ ne détruit jamais l’amour humain; il l’implique. En lui l’amour humain s’affine, se purifie, s’élève et s’ennoblit. Il ne peut porter de précieux fruits que s’il s’unit à la nature divine et se développe en étant dirigé vers le ciel. Jésus souhaite voir des mariages et des foyers heureux.

Comme ce fut le cas pour tous les merveilleux dons que Dieu a confiés en dépôt à l’humanité, le mariage a été perverti par le péché; mais l’Évangile a pour objet de restaurer cette institution dans sa pureté et sa beauté. ...

Seule la grâce du Christ peut faire à nouveau de cette institution ce qu’elle était à son origine—un instrument destiné à bénir et à élever l’humanité. C’est ainsi que les familles terrestres, par leur unité, leur paix et leur amour, peuvent représenter la famille céleste.

La condition actuelle de la société est une pitoyable illustration de l’idéal divin relatif au mariage. Cependant, même pour ceux qui ont récolté amertume et déception là où ils avaient espéré trouver joie et affection, l’Évangile du Christ apporte une consolation.

Une joyeuse circonstance—Les Écritures déclarent que Jésus et ses disciples furent invités à cette cérémonie de mariage [à Cana]. Les chrétiens qui disent ne pas devoir prendre part à ces joyeuses festivités ne peuvent se réclamer du Christ. En assistant à cette fête, Jésus a montré qu’il désire que nous nous réjouissions avec ceux qui se réjouissent en suivant ses ordonnances. Il ne s’est jamais élevé contre les fêtes humaines innocentes lorsqu’elles se déroulent en accord avec les lois du ciel. Il est convenable que ses disciples participent à des réunions du genre de celle que le Christ a honoré de sa présence. Après cette noce, le Christ a assisté à beaucoup d’autres fêtes, les sanctifiant par sa présence et son enseignement.

La parade, l’extravagance et l’hilarité ne sont pas de mise aux cérémonies de mariage—Les cérémonies de mariage fournissent l’occasion de faire étalage de luxe et de satisfaire son égoïsme charnel. Mais si les jeunes mariés sont des personnes croyantes et pratiquantes, si l’ambiance est convenable, et que la cérémonie se déroule sans grand apparat et sans extravagance, un tel mariage ne saurait déplaire à Dieu.

Rien ne justifie les grandes parades ou la pompe, même lorsque les mariés sont parfaitement assortis l’un à l’autre.

Le fait d’associer à une cérémonie de mariage l’hilarité, la boufonnerie ou quoi que ce soit de semblable m’a toujours paru tout à fait déplacé. Il s’agit d’une institution établie par Dieu, et il faut en apprécier la profonde solennité. La famille constituée ici-bas doit être une illustration de ce que sera la famille dans le ciel. La gloire de Dieu doit toujours être recherchée en premier lieu.

Un mariage dans la maison de Madame White—Vers 11 heures, mardi, la vaste salle à manger était prête pour la cérémonie du mariage. Frère B. présidait le service, qui se déroula gentiment. On demanda ... à sœur White de prononcer la prière finale. Le Seigneur me permit de m’exprimer librement. Mon cœur fut touché et dirigé par l’Esprit de Dieu. Au cours de la cérémonie, il n’y avait eu ni geste déplacé, ni parole insensée; tout avait été empreint de solennité et de piété, d’un caractère élevé et très impressionnant. Le Seigneur sanctifia ce mariage, et les deux époux unirent leurs efforts pour travailler dans un champ missionnaire, afin de chercher et sauver ceux qui sont perdus. Dieu les bénira dans leur travail s’ils marchent avec humilité en sa présence, se reposant entièrement sur ses promesses.

L’union de deux existences—Ce moment est d’une grande importance dans la vie de ceux qui se sont présentés devant vous pour unir leurs intérêts, leurs sympathies, leur amour, leurs travaux dans le ministère du salut des âmes. Par la cérémonie du mariage, on franchit une étape importante: l’union de deux existences en une seule. ... C’est en harmonie avec la volonté de Dieu qu’un homme et une femme s’associent pour accomplir son œuvre, et la faire progresser dans l’intégrité et dans la sainteté. Ils peuvent appliquer un tel programme.

La bénédiction divine qui va reposer sur le foyer où les deux époux vont vivre sera comme un rayon de soleil venu du ciel, car c’est la volonté du Seigneur que l’homme et la femme s’unissent par des liens sacrés, sous l’égide et l’autorité de Jésus-Christ et sous la direction de son Esprit. ...

Dieu veut que le foyer soit l’endroit le plus heureux de la terre, le vrai symbole de notre domicile céleste. En assumant au foyer les responsabilités de la vie conjugale, en unissant leurs intérêts à la personne de Jésus-Christ, en se reposant sur sa force et sur ses promesses, le mari et la femme peuvent connaître, dans cette union, un bonheur que les anges de Dieu peuvent approuver.

Le mariage ne diminue pas leur utilité; au contraire, il l’accroît. Les époux peuvent faire de leur vie commune un ministère destiné à gagner des âmes au Christ. Je sais de quoi je parle, car, pendant trente-six ans, mon mari et moi avons été unis pour aller travailler partout où Dieu nous a envoyés. Sur ce point, nous savons que nous avons l’approbation de Dieu en ce qui concerne le mariage. Il s’agit incontestablement d’une institution sacrée. ...

Et maintenant nous pouvons prendre par la main notre frère ... et notre sœur, son épouse, en les suppliant d’accomplir ensemble l’œuvre du Seigneur. Je le répète: Faites de Dieu votre Conseiller. Unissez-vous, et restez unis.

Conseils à de jeunes mariés—Mon cher frère et ma chère sœur, vous venez de vous unir pour la vie. Votre apprentissage de la vie conjugale commence. La première année est une année pendant laquelle mari et femme apprennent à connaître leurs différents traits de caractère, comme un enfant apprend ses leçons à l’école. Ne permettez pas qu’il s’y passe des événements qui gâtent votre bonheur futur. ...

Mon frère, le temps, les forces et le bonheur de votre épouse sont maintenant liés aux vôtres. Votre influence sur elle peut être une odeur de vie ou une odeur de mort. Prenez garde de ne pas gâcher son existence.

Ma sœur, vous devez maintenant prendre vos premières leçons pratiques concernant vos responsabilités d’épouse. Ne manquez pas d’apprendre ces leçons fidèlement, jour après jour. ... Veillez constamment à ne pas vous laisser aller à l’égoïsme.

Dans cette union pour la vie, vos affections doivent être tributaires de votre bonheur mutuel. Il faut que chacun veille à celui de l’autre. Telle est la volonté de Dieu à votre égard. Mais, bien que vous deviez être unis au point de ne former qu’une même personne, il ne faut pas que l’un ou l’autre perde son individualité. C’est à Dieu qu’appartient votre personnalité. C’est à lui que vous devez demander: « Qu’est-ce qui est bien? Qu’est-ce qui est mal? Comment puis-je le mieux atteindre le but de mon existence? »

Un engagement pris devant des témoins célestes—Dieu désire ardemment qu’il y ait amour parfait et harmonie totale entre ceux qui contractent mariage. Face à l’univers céleste, que l’homme et la femme s’engagent à s’aimer l’un l’autre comme Dieu le leur a ordonné. ... La femme doit respecter et révérer son mari, et le mari doit aimer et chérir sa femme.

Au début de leur vie commune, hommes et femmes devraient renouveler leur consécration à Dieu.

Soyez fermes comme l’acier à l’égard de vos vœux de mariage, refusant, en pensée, en parole et en acte, d’entacher votre dossier, vous comportant comme un homme qui craint Dieu et observe ses commandements.