La Foi Vivante

Chapitre 22

LA PERFECTION CHRÉTIENNE

A. T. Jones

Qu'en est-il du 9ème verset? « Sachant que Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n'a plus de pouvoir sur lui. » Comment se fait-il que la mort ait jamais pu avoir un pouvoir sur lui? -- À cause du péché, non du sien, mais des nôtres; car « il a été fait péché pour nous, lui qui était sans péché ». Alors, la mort n'a plus de pouvoir sur lui. Il a remporté la victoire sur le péché et toutes ses conséquences une fois pour toutes. Alors, que nous dit ce verset, à vous et à moi? -- Nous sommes ressuscités avec lui. « Car il est mort, et c'est pour le péché qu'il est mort une fois pour toutes; il est revenu à la vie, et c'est pour Dieu qu'il vit. » Ainsi, les versets 9 et 10 signifient aussi que nous serons préservés du péché.
 
Le verset 11 : « Ainsi, vous-mêmes, regardez-vous comme morts au péché, et comme vivants pour Dieu en Jésus-Christ. Que le péché ne règne donc point dans votre corps mortel, et n'obéissez pus à ses convoitises. Ainsi encore, il signifie que nous ne pécherons pas.
 
« Ne livrez pas vos membres au péché comme des instruments d'iniquité; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice. Car le péché n'aura point de pouvoir sur vous, puisque vous êtes non sous la loi, mais sous la grâce. » Le règne de la grâce élève l'âme au-dessus du péché, l'y maintient, domine sur le pouvoir du péché et préserve l'âme de pécher.
 
« Quoi donc, pécherions-nous, parce que nous sommes, non sous la loi, mais sous la grâce? Loin de là. » Ainsi, depuis le 1er jusqu'au 14ème verset du chapitre 6 de Romains, on prêche avec insistance la délivrance du péché et de pécher. Cela est grand, mais il y a plus encore. « Allons donc vers la perfection ».
 
Écoutez : « Ne savez-vous pas qu'en vous livrant à quelqu'un comme esclaves pour lui obéir, vous êtes esclaves de celui à qui vous obéissez, soit du péché qui conduit à la mort, soit de l'obéissance qui conduit à la justice? » Délivrés du pouvoir du péché, à qui vous êtes-vous livrés? À Dieu. Vous êtes donc des serviteurs, délivrés pour le service de la justice. Dieu ne veut pas que, du fait de nous préserver du péché notre vie soit vide. Il veut que ce soit un service actif, intelligent; et que la justice seule en soit le fruit. C'est une chose merveilleuse que d'être libéré du péché et préservé de pécher; c'est aussi une chose merveilleusement grande de devenir les serviteurs de la justice, de telle sorte que notre service soit pour la justice.
 
C'est pourquoi, que toute âme répète : « Grâces soient rendues à Dieu de ce que, après avoir été esclaves du péché, vous avez obéi de coeur à la règle de doctrine dans laquelle vous avez été instruits. » Ayant été affranchis du péché, vous êtes devenus esclaves de la justice. « Rendez-en grâces au Seigneur! » Il dit que vous l'êtes et quand il le dit, cela est. Rendez-Lui grâces de cela. Remerciez-Le de vous avoir délivrés du péché; et remerciez le Seigneur d'être l'esclave de la justice. Il vous fait tel, car Il le dit.
 
Mais ce n'est pas encore tout. « Je parle à la manière des hommes à cause de la faiblesse de votre chair. De même donc que vous avez livré vos membres comme esclaves à l'impureté et à l'iniquité, pour arriver à l'iniquité, ainsi maintenant livrez vos membres comme esclaves à la justice, pour arriver à la sainteté. Car, lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice. » Ici, le Seigneur en appelle à notre expérience à vous et à moi. « Lorsque vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres à l'égard de la justice. » Vous savez que c'est vrai. Écoutez maintenant ce complément : « Quels fruits portiez-vous alors? Des fruits dont vous rougissez aujourd'hui, car la fin de ces choses, c'est la mort. Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la SAINTETÉ et pour fin la VIE ÉTERNELLE. »
 
Nous ne sommes pas les esclaves du péché, libres à l'égard de la justice; mais nous sommes les esclaves de la justice, libres à l'égard du péché. Alors que je méditais là-dessus et que le Seigneur nourrissait mon âme de tout cela, m'est revenue à maintes reprises une expression de Milton, quand il pale des chants des anges comme de sons « au rythme suave qui résonnent longuement ».
 
Il commence par la liberté à l'égard du péché : c'est une grande chose. Puis la liberté de ne pas pécher et c'est une grande chose. Puis, pour arriver à la sainteté, et c'est une grande chose. Et par-dessus tout, enfin, la vie éternelle, et c'est une grande chose. N'est-ce donc pas, de la part du Seigneur, « un son au rythme suave qui résonne longuement »? Oh, recevez-le, méditez-le, écoutez les douces sonorités et laissez-les se prolonger dans votre âme jour et nuit; cela fait du bien à l'âme.
 
Voilà le chemin de la perfection chrétienne. C'est le chemin de la crucifixion qui va de la destruction du corps du péché vers la liberté à l'égard du péché, le service de la justice, la sainteté, la perfection en Jésus-Christ, par le Saint-Esprit, pour la vie éternelle.