La Foi Vivante

Chapitre 2

LEÇONS DE FOI

A. T. Jones

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« Car en Jésus-Christ ni la circoncision ni l'incirconcision n'a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité [ Galates 5.6 ].
 
Pour ceux à qui on s'adressait quand ce texte fut écrit à l'origine, la circoncision était tout et c'était tout, simplement à cause de ce qu'elle représentait.
 
Et ce que la circoncision représentait pour ces personnes, c'étaient des oeuvres et des oeuvres seulement. C'était la plus grande de toutes les oeuvres, plus grande que la création elle-même, car, comme le disaient les rabbis : Si grande est la circoncision que, si ce n'était pour elle, le Saint, béni soit-il, n'aurait pas créé le monde. Elle est aussi grande que tous les autres commandements, équivalente à tous les autres commandements de la loi (Farrar, Life of Paul, chap. 22 p. 5, chap. 35 p. 4).
 
Pourtant ce qui, pour eux, était si grand, le Seigneur le balaie, comme par une rafale de vent, par les mots : « ... la circoncision n'est rien... », car en Christ la circoncision est sans efficacité. Eu égard à ce que la circoncision signifiait pour eux, cela revenait simplement à dire que les oeuvres ne sont rien et qu'en Jésus-Christ, les oeuvres sont sans efficacité.
 
Puis à tous les autres qui, voyant cela, pourraient être enclins à se vanter de leur manque d'oeuvres et excuser ainsi le péché, la parole est donnée avec une force égale : ... « et l'incirconcision n'est rien. En Jésus-Christ ni... l'incirconcision n'est efficace », ce qui, dans ce contexte, revenait à dire que l'absence d'oeuvres n'est rien et en Jésus-Christ l'absence d'oeuvres est sans efficacité.
 
Ainsi donc, les oeuvres ne sont rien et l'absence d'euvres n'est rien. En Jésus-Christ ni les oeuvres ni l'absence d'oeuvres ne sont efficaces.
 
Ainsi cette parole du Seigneur exclut totalement et à jamais les deux catégories de tout mérite et de toute cause de mérite, en elles-mêmes ou en quoi que ce soit qu'elles aient accompli ou n'aient pas accompli.
 
Et tout cela est aussi vrai aujourd'hui que jamais. Aujourd'hui, qu'il s'agisse de personnes qui sont sans Christ ou en Christ, ni les oeuvres, ni l'absence d'oeuvres n'ont d'efficacité. Ellen White dit : « Êtes-vous en Christ? Non, si vous ne reconnaissez pas que vous êtes errants, impuissants, des pécheurs condamnés... Votre naissance, votre réputation, votre richesse, vos talents, vos vertus, votre piété, votre philanthropie, ou quoi que ce soit d'autre en vous ou en rapport avec vous ne créeront pas un lien d'union entre votre âme et Christ. »
 
Quoi donc? Chacun est-il abandonné dans un néant total? Non, non! Grâce au Seigneur, il y a quelque chose qui est efficace pour nous et efficace à jamais. Bien qu'il soit éternellement vrai qu' « en Jésus-Christ, ni la circoncision, ni l'incirconcision ne sont efficaces, ni les oeuvres, ni l'absence d'oeuvres ne sont efficaces, cependant, c'est aussi une vérité éternelle que « en Jésus-Christ... LA FOI QUI PRODUIT DES OEUVRES » est efficace.
 
Remarquez que ce n'est pas la foi et les oeuvres qui sont efficaces, c'est la foi QUI produit des oeuvres. C'est la foi qui, par elle-même, est capable d'oeuvrer et qui le fait. C'est cela et cela seulement qui est efficace pour tout homme, partout et toujours.
 
La foi est de Dieu seul et en agissant, elle accomplit seulement les oeuvres de Dieu. Ainsi, celui qui, en Christ, a la foi qui agit, possède ce qui est efficace pour manifester Dieu dans la chair en accomplissant les oeuvres de Dieu. Et ainsi, l'oeuvre de Dieu, « c'est de croire en celui qu'il a envoyé. »
 
Ainsi, quand vous êtes en Christ, « s'il y a quelque bien en vous, il est entièrement imputable à la miséricorde du Sauveur compatissant... Votre relation avec l'église, la considération que vos frères ont pour vous, n'auront aucune efficacité, si vous ne croyez pas en Christ. Ce n'est pas suffisant de croire à son sujet, vous devez croire en lui. Vous devez vous en remettre totalement à sa grâce salvatrice. »
 
Avez-vous la foi? Ayez la foi de Dieu. « Voilà ceux qui gardent... la foi de Jésus ».
 
1. Le français « pardonner » vient du latin « per et donare » = donner complètement [note du traducteur].