Éducation

Chapitre 8

Le Maître envoyé par Dieu

Considérez [...] celui qui a enduré de la part des pécheurs une telle opposition contre sa personne... (Hébreux 12:3).

« On l’appellera Admirable, Conseiller, Dieu puissant, Père éternel, Prince de la paix. » (Ésaïe 9:5)

À travers le Maître envoyé par Dieu parvenait aux hommes tout ce que le ciel possédait de meilleur, de plus grand. Celui qui avait siégé aux assemblées du Très-Haut, qui avait résidé au plus secret du sanctuaire de l’Éternel, celui-là était choisi pour révéler Dieu personnellement à l’humanité.

C’est à travers le Christ que les rayons de la lumière divine ont touché notre monde déchu. C’est lui qui anima tous ceux qui, au cours des siècles, ont annoncé aux hommes la Parole de Dieu. Toutes les qualités des hommes les plus grands, les plus nobles, ne font que refléter les siennes. La pureté et la générosité de Joseph, la foi, la douceur, la patience de Moïse, la résolution d’Élisée, l’honnêteté et la constance de Daniel, la ferveur et le dévouement de Paul, les forces mentales et spirituelles de ces hommes et de tous ceux qui sont passés sur cette terre ne sont que de pâles reflets de l’éclat de sa gloire. En lui se trouve l’idéal parfait.

Jésus est venu dans le monde pour révéler aux hommes que c’est cette perfection même qu’il faut atteindre; pour leur montrer à quel point ils peuvent se transformer; à quel point, en recevant en eux Dieu, à travers lui, ils se transformeront. Il est venu apporter aux hommes un enseignement digne des fils de Dieu; leur apprendre comment ils peuvent sur terre obéir aux règles divines et vivre une vie céleste.

Le Seigneur accorda aux hommes ce don si précieux pour soulager leur extrême dénuement. Lorsque la lumière parut, les ténèbres pesaient lourdement sur le monde. Cela faisait bien longtemps que, sous l’effet d’enseignements trompeurs, les esprits des hommes s’étaient éloignés de Dieu. Dans les systèmes d’éducation en vigueur la philosophie humaine avait pris la place de la révélation divine. Au critère de vérité céleste, les hommes avaient substitué leurs propres critères. Ils s’étaient détournés de la lumière de vie pour marcher à la lueur du feu qu’ils avaient eux-mêmes allumé.

Ainsi séparés de Dieu, ne s’appuyant que sur la puissance humaine, leur force n’était que faiblesse. Ils étaient incapables même d’atteindre l’idéal qu’ils avaient conçu. L’apparence, les discours palliaient les imperfections profondes. Tout n’était que semblant.

De temps à autre se dressaient des maîtres qui orientaient les hommes vers la source de la vérité. Les règles authentiques étaient retrouvées et des vies humaines témoignaient de leur valeur. Mais ce n’était là qu’efforts sans lendemain, ce n’était que tentatives isolées pour refréner le mal, dont la course fatale n’était pas pour autant arrêtée. Ces réformateurs étaient des lumières qui brillaient dans l’obscurité, une obscurité qu’ils ne pouvaient pourtant pas dissiper. « Les hommes ont aimé les ténèbres plus que la lumière. » (Jean 3:19)

Quand le Christ vint sur la terre, il semble que l’humanité était près de toucher le fond de sa déchéance. Les bases de la société étaient minées; la vie n’était plus que mensonge et artifice. Les juifs, dépossédés de la puissance que donne la Parole de Dieu, transmettaient au monde des traditions, des théories paralysantes, étouffantes. Ils n’adoraient plus Dieu « en esprit et en vérité », ils glorifiaient l’homme au cours de cérémonies artificielles qu’ils répétaient sans fin. Dans le monde entier les religions perdaient leur empire sur les esprits et les âmes. Écœurés des fables et des mensonges, désireux d’étourdir leur pensée, les hommes se laissaient aller à l’incrédulité et au matérialisme. Écartant l’éternité de leurs préoccupations, ils vivaient pour l’instant présent.

En cessant d’honorer Dieu, ils cessèrent d’estimer l’homme. La vérité, le sens de l’honneur, l’honnêteté, la confiance, la miséricorde quittaient la terre. L’avidité cruelle, l’ambition dévorante engendrèrent une méfiance universelle. Les notions de devoir, de secours à apporter aux faibles, de dignité et de droits humains furent rejetées, comme des rêves ou des mensonges. Les gens du petit peuple étaient considérés comme des bêtes de somme, des instruments, des marchepieds pour l’ambition. On recherchait la richesse, le pouvoir, la facilité, la mollesse, qui semblaient être les biens les plus précieux. Un état de dégénérescence physique, d’hébétude intellectuelle, de mort spirituelle caractérisait cette époque.

Les passions mauvaises et les desseins des hommes chassaient Dieu de leurs pensées; éloignés de la divinité, ils s’enfonçaient plus loin dans le mal; s’abandonnant au péché, ils attribuaient à Dieu leurs propres caractéristiques, ce qui renforçait encore le pouvoir du mal. Ne désirant que se satisfaire, les hommes en arrivèrent à voir en Dieu un des leurs —un être qui recherchait sa propre gloire, qui pliait tout à son propre plaisir; un être qui élevait ou rejetait les hommes selon qu’ils favorisaient ou non ses visées égoïstes; aux plus défavorisés, l’être suprême semblait à peine différent de leurs oppresseurs, sinon par l’étendue de sa puissance. Ces idées-là marquèrent toutes les religions, qui toutes entraînèrent des exactions. Par des dons, des cérémonies, les adorateurs tentaient de se concilier la bienveillance de la divinité, pour en arriver à leurs fins. De telles religions, qui ne touchaient ni les cœurs, ni les consciences, ne pouvaient être qu’un ensemble de formes, dont les hommes se lassaient, et dont ils auraient aspiré à se dégager, n’eussent été les profits qu’ils pensaient en tirer. Ainsi le mal, effréné, ne cessait de croître tandis que le sens du bien et le désir de l’accomplir s’effaçaient. Les hommes perdaient l’image de Dieu et recevaient la marque du pouvoir démoniaque qui les dominait. Le monde entier devenait un cloaque de corruption.

Il n’y avait qu’un espoir pour la race humaine: que dans cet enchevêtrement de désordre et de corruption fût jeté un levain nouveau; que l’assurance puissante d’une vie nouvelle fût apportée à l’humanité; que la connaissance de Dieu fût rétablie dans le monde.

Le Christ vint restaurer cette connaissance. Il vint dénoncer les enseignements trompeurs par lesquels ceux qui prétendaient bien haut connaître Dieu l’avaient dénaturé. Il vint révéler la nature de sa loi, ainsi que la sainteté et la beauté de son propre caractère.

Le Christ vint dans le monde chargé de tout l’amour de l’éternité. Balayant les malversations qui avaient fait si lourdement obstacle à la loi de Dieu, il montra que cette loi était une loi d’amour, une expression de la bonté divine. Il montra qu’en l’observant, l’homme trouvait son bonheur, et par là assurait les bases, la structure, l’équilibre de la société.

Bien loin de poser des exigences arbitraires, la loi de Dieu est pour l’homme un rempart, un bouclier. Qui l’accepte est préservé du mal. Et comme la loyauté envers Dieu implique la loyauté envers les hommes, cette loi protège les droits et l’intégrité de chacun; elle retient les maîtres d’opprimer, les subalternes de désobéir. Elle assure le bien-être de l’homme, dans ce monde et dans le monde à venir. Pour celui qui obéit, elle est le gage de la vie éternelle, car les principes qui la composent sont éternels.

Le Christ vint prouver la valeur des principes divins, en dégager la puissance régénératrice. Il vint nous apprendre à les utiliser, à les mettre en pratique.

Pour les gens de cette époque, l’apparence garantissait la valeur de toutes choses. Au fur et à mesure que la force réelle de la religion déclinait, l’apparat dont on l’entourait augmentait. Les éducateurs de ce temps cherchaient à imposer le respect par l’ostentation et le déploiement du luxe. La vie de Jésus s’opposait à cela de façon saisissante. Elle soulignait l’inutilité de toutes ces choses que les hommes prennent pour les richesses essentielles de la vie. Né dans un milieu des plus simples, vivant, mangeant comme un paysan, exerçant un métier artisanal, menant une vie humble, celle de tous les travailleurs ignorés—ainsi, Jésus appliquait le plan d’éducation divine. Il ne recherchait pas les écoles de son temps, qui exaltaient les petites choses et méprisaient les grandes. Il s’instruisait directement aux sources célestes: le travail utile, l’étude des Écritures, de la nature, les expériences de la vie, tous ces manuels divins, si pleins d’enseignements pour qui les ouvre avec bonne volonté et discernement.

« Or le petit enfant grandissait et se fortifiait; il était rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui. » (Luc 2:40)

Ainsi préparé, il se lança dans sa mission, allant vers les hommes, exerçant sur eux une influence bénéfique, un pouvoir transformateur tels que le monde n’en avait jamais connu.

Celui qui veut transformer les hommes doit d’abord les comprendre. C’est seulement par la sympathie, la confiance et l’amour qu’on peut les atteindre et les relever. C’est là que le Christ se révèle être le Maître des maîtres: lui seul, de tous ceux qui ont vécu sur cette terre, a parfaitement pénétré l’âme humaine.

« Nous n’avons pas un souverain sacrificateur [un maître, puisque les prêtres étaient chargés de l’enseignement] incapable de compatir à nos faiblesses; mais il a été tenté comme nous à tous égards... » (Hébreux 4:15)

« Du fait qu’il a souffert lui-même quand il fut tenté, il peut secourir ceux qui sont tentés. » (Hébreux 2:18)

Seul le Christ a l’expérience de toutes les souffrances, de toutes les tentations qui pèsent sur les hommes. Plus que tout autre homme né d’une femme, il fut cruellement tenté; plus que personne il supporta le lourd fardeau du péché et de la douleur du monde. Plus que personne il prodigua sa sympathie tendre. Partageant toutes les expériences de l’humanité, non seulement il compatissait aux peines de tous ceux qui luttaient, accablés, éprouvés de toutes parts, mais il souffrait avec eux.

Il vivait ce qu’il enseignait. « Je vous ai donné un exemple, dit-il aux disciples, afin que, vous aussi, vous fassiez comme moi je vous ai fait. » (Jean 13:15) « J’ai gardé les commandements de mon Père. » (Jean 15:10) Ainsi la vie du Christ appuyait et illustrait parfaitement ses paroles. Plus encore: il était ce qu’il enseignait. Ses paroles n’exprimaient pas seulement son expérience, mais aussi son caractère. Non seulement il enseignait la vérité, mais il était la vérité. C’est ce qui donnait tant de puissance à son enseignement.

Le Christ dénonça le mal avec fidélité. Jamais personne ne le détesta autant que lui; jamais personne ne le dénonça avec autant de courage. Pour tout ce qu’il y avait d’indigne, de mensonger, sa seule présence était un reproche. À la lumière de sa pureté, les hommes découvraient leur bassesse, la petitesse et la perfidie de leurs visées. Et pourtant, il les attirait à lui. Lui, le Créateur de l’homme, connaissait la valeur de l’humanité. Il dénonçait le mal, ennemi de ceux qu’il voulait bénir et sauver. En chaque être humain, même déchu, il voyait un fils de Dieu qui pouvait, à travers lui, le Sauveur, renouer avec Dieu des relations privilégiées.

« Dieu, en effet, n’a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui. » (Jean 3:17) En regardant les hommes, leurs souffrances, leur déchéance, le Christ trouvait des raisons d’espérer, là où il semblait n’y avoir que désolation et ruine. Chaque fois qu’un homme mesurait son dénuement, il voyait pour lui une occasion de progrès. Il allait au-devant des âmes, qu’elles fussent tentées, brisées, égarées, prêtes à sombrer, non pour les confondre, mais pour les bénir.

C’est par les béatitudes qu’il salua la famille humaine. Promenant ses regards sur l’immense foule rassemblée pour écouter le sermon sur la montagne, il parut un moment oublier qu’il n’était pas dans les cieux, et il utilisa la salutation familière au monde de lumière. De ses lèvres jaillirent les bénédictions, comme si elles avaient été longtemps retenues.

Se détournant des favoris de ce monde, de leurs ambitions et de leur fatuité, le Christ affirma que seraient bénis ceux qui, quel que fût leur dénuement, recevraient de lui lumière et amour. Aux pauvres en esprit, aux affligés, aux persécutés, il ouvrit les bras: « Venez à moi [...] et je vous donnerai du repos. » (Matthieu 11:28)

En chaque être humain il discernait des possibilités infinies. Il voyait les hommes tels qu’ils pouvaient être, transfigurés par sa grâce—dans « la tendresse du Seigneur, notre Dieu » (Psaumes 90:17). Mettant en eux son espoir, il leur inspirait l’espoir. Allant à eux avec confiance, il faisait naître leur confiance. Offrant en sa personne le véritable idéal de l’homme, il suscitait le désir et l’assurance d’atteindre cet idéal. À son contact ceux qui étaient méprisés et déchus prenaient conscience d’être toujours des hommes, et aspiraient à se montrer dignes de son attention. Plus d’un cœur mort en apparence à toutes les choses saintes frémissait à des appels nouveaux. Plus d’un être désespéré voyait poindre devant lui l’aurore d’une vie nouvelle.

Le Christ s’attache les hommes par des liens d’amour; par ces mêmes liens il les attache à leurs frères. Avec lui, aimer, c’est vivre; vivre, c’est servir. « Vous avez reçu gratuitement, dit-il, donnez gratuitement. » (Matthieu 10:8)

Ce n’est pas sur la croix seulement que le Christ se donna pour l’humanité. Comme « il allait de lieu en lieu en faisant le bien » (Actes des Apôtres 10:38), à chaque instant, dans chaque expérience, il s’offrait. Il n’y avait qu’un moyen de vivre ainsi: Jésus se confiait tout entier à Dieu et était en communion constante avec lui. Les hommes se réfugient de temps à autre à l’abri du Très-Haut, à l’ombre du Tout-Puissant; ils y demeurent un moment, de nobles actions en témoignent; puis la foi faiblit, la communion se brise, l’œuvre est compromise. Mais la vie de Jésus fut marquée par une confiance, une communion continuelles; Jésus servit le ciel et la terre avec fidélité et assurance.

Dans son humanité, il implora le trône de Dieu, l’implora jusqu’à ce qu’il reçût ce courant céleste qui met en contact l’humain avec le divin. Et la vie qu’il recevait de Dieu, il la transmettait aux hommes.

« Jamais homme n’a parlé comme parle cet homme. » (Jean 7:46) Ceci aurait été vrai même si le Christ n’avait abordé que le domaine physique ou intellectuel, ou s’était contenté de théories et de spéculations. Il aurait pu dévoiler des mystères dont l’étude a demandé des siècles. Il aurait pu suggérer des lignes de recherche scientifique qui auraient fourni de quoi nourrir la pensée et stimuler l’invention jusqu’à la fin des temps. Mais il ne le fit pas. Il ne fit aucune déclaration pour satisfaire la curiosité des hommes ou stimuler leur ambition égoïste. Il ne se lança pas dans des théories abstraites, mais traita de ce qui est essentiel au développement du caractère; de ce qui aide l’homme à développer sa connaissance de Dieu, à augmenter son pouvoir de faire le bien. Il enseigna les vérités qui touchent à la conduite de la vie et unissent l’homme à l’éternité.

Au lieu d’inciter ses auditeurs à étudier les théories humaines sur Dieu, sa parole, ses œuvres, il leur demanda de le contempler tel qu’il se manifeste à travers ses œuvres, sa parole, ses bienfaits. Il chercha à mettre leur esprit en relation avec l’esprit du Dieu infini.

« On était frappé de son enseignement, car il parlait avec autorité. » (Luc 4:32) Il n’y avait jamais eu auparavant quelqu’un qui pût, comme lui, par sa parole, aiguiser la pensée, stimuler les aptitudes du corps, de l’intelligence, de l’âme, entraîner l’homme vers de nouvelles aspirations.

L’enseignement du Christ, comme son amour, s’adressait au monde entier. Jésus a prévu tous les moments de l’expérience humaine, y compris les phases critiques; pour chacun, il nous propose une leçon. Il est le Maître des maîtres, et ses paroles guideront ses collaborateurs jusqu’à la fin des temps.

Pour lui, présent et futur, proche et lointain se confondaient. Il avait à l’esprit les besoins de l’humanité tout entière. Devant lui se déployait le spectacle de l’effort humain et de son aboutissement, de la tentation et de la lutte, du souci et du danger. Il connaissait chaque cœur, chaque maison, le moindre plaisir, la moindre joie, le moindre élan.

Il ne parlait pas seulement pour les hommes, il parlait aussi à chacun d’entre eux. À l’enfant, tout à la joie de sa vie naissante; au jeune, ardent et impatient; à l’homme dans la force de l’âge, chargé de responsabilités, de soucis; au vieillard, faible et fatigué. Son message s’adressait à eux tous, aux hommes de tous les pays et de toutes les époques.

Son enseignement embrassait les choses qui appartiennent au temps, et celles qui sont éternelles, ce qu’on voit et ce qu’on ne voit pas, les événements éphémères de la vie courante et les graves questions que pose la vie à venir.

Il mettait à leur juste place les choses de cette vie: elles sont subordonnées à celles de la vie éternelle; mais il n’en ignorait pas l’importance. Il enseignait que le ciel et la terre sont reliés l’un à l’autre, et que la connaissance des vérités divines dispose l’homme à mieux accomplir les devoirs de sa vie quotidienne.

Sortant de ses lèvres, la parole de Dieu parvenait aux cœurs des hommes chargée d’un pouvoir et d’un sens nouveaux. À la lumière de son enseignement, la création prenait un relief nouveau. La nature retrouvait une partie de l’éclat que le péché lui avait ôté. Chaque événement, chaque instant de la vie, pouvait permettre de découvrir une leçon divine, de rétablir les relations avec le Seigneur. À nouveau Dieu habitait sur la terre; les hommes étaient sensibles à sa présence, le monde imprégné de son amour. Le ciel était descendu parmi les hommes qui saluaient, dans leur Sauveur, celui qui leur avait ouvert les portes de l’éternité:

« Emmanuel, [...] Dieu avec nous. »

Ce Maître envoyé de Dieu est le centre de tout travail d’éducation authentique. En ce qui concerne cette œuvre, aujourd’hui, comme il y a deux mille ans, le Seigneur dit:

« Moi je suis le premier et le dernier, le vivant. » (Apocalypse 1:18)

« Je suis l’Alpha et l’Oméga, le commencement et la fin. » (Apocalypse 21:6)

Face à un tel Maître, face à cette extraordinaire possibilité de recevoir et de dispenser une éducation divine, quelle pire folie y aurait-il que de vouloir faire son éducation en dehors de lui, de vouloir être sage loin de la sagesse, de vouloir être vrai loin de la vérité, de vouloir être éclairé loin de la lumière et de vivre loin de la Vie; de se détourner de la Source d’eau vive pour fabriquer soi-même des citernes fendues qui ne sauraient garder l’eau?

Voyez, il nous invite encore: « Si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il boive. Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein. » (Jean 7:37, 38) « L’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle. » (Jean 4:14)