Conquérants pacifiques

Chapitre 23

Bérée et Athènes

À Bérée, Paul rencontra des Juifs qui désiraient examiner les vérités qu'il enseignait. Luc déclare à leur sujet : « Ces Juifs avaient des sentiments plus nobles que ceux de Thessalonique; ils reçurent la parole avec beaucoup d'empressement, et ils examinaient chaque jour les Écritures, pour voir si ce qu'on leur disait était exact. Plusieurs d'entre eux crurent, ainsi que beaucoup de femmes grecques de distinction, et beaucoup d'hommes. »

L'esprit des Béréens n'était pas borné par les préjugés. Ils désiraient éprouver la véracité des doctrines que leur présentaient les apôtres. Ils étudiaient la Bible, non par curiosité, mais pour connaître ce qui avait été écrit au sujet du Messie promis. Chaque jour ils sondaient les récits inspirés; et tandis qu'ils comparaient entre eux certains passages, les anges se tenaient à leurs côtés pour éclairer leurs esprits et toucher leurs coeurs.

Partout où l'Évangile est proclamé, ceux qui désirent sincèrement faire le bien sont conduits à étudier soigneusement les Écritures. Si, dans la dernière époque de l'histoire de notre monde, ceux qui entendent la proclamation de la vérité suivaient l'exemple des Béréens en sondant journellement les Écritures afin de comparer les messages entendus avec la Parole de Dieu, nombreux seraient ceux qui appliqueraient fidèlement les préceptes de la loi divine, alors qu'actuellement, leur nombre est relativement limité. Mais quand les vérités bibliques impopulaires sont présentées, un grand nombre de personnes refusent d'entreprendre cette recherche. Quelques-unes d'entre elles prétendent que même si ces doctrines sont vraiment fondées, il importe peu qu'elles soient acceptées ou rejetées. Ces personnes-là s'attachent alors aux fables séduisantes dont l'ennemi se sert pour égarer les âmes. Leur esprit est ainsi aveuglé par l'erreur, et elles se séparent du ciel.

Nous serons tous jugés selon les lumières qui nous ont été accordées. Le Seigneur envoie ses ambassadeurs chargés du message du salut; ceux qui l'entendent sont responsables de la manière dont ils le reçoivent. Les hommes qui recherchent sincèrement la vérité examineront soigneusement, à la lumière de la Parole de Dieu, les doctrines qui leur sont présentées.

Les Juifs de Thessalonique étaient remplis de haine et de jalousie envers les apôtres. Non contents de les avoir chassés de leur propre ville, ils les suivirent à Bérée et soulevèrent contre eux les viles passions de la populace. Les frères, qui redoutaient que Paul ne fût maltraité s'il restait dans cette ville, l'envoyèrent à Athènes, accompagné de quelques Béréens nouvellement convertis.

Ainsi, la persécution poursuivait de ville en ville les messagers de la vérité. Les ennemis du Christ ne pouvaient empêcher les progrès du message évangélique, mais ils réussissaient à rendre très difficile l'oeuvre des apôtres. Malgré l'opposition et la contradiction, Paul avançait résolument, déterminé à accomplir les desseins de Dieu tels qu'ils lui avaient été révélés dans sa vision de Jérusalem : « Va, je t'enverrai au loin vers les nations. » (Actes 22:21)

Son départ hâtif de Bérée le mit dans l'impossibilité d'aller à Thessalonique pour rendre visite aux chrétiens de cette ville.

En arrivant à Athènes, l'apôtre renvoya les frères de Bérée, avec un message pour Silas et Timothée les enjoignant de venir immédiatement le retrouver. Timothée s'était rendu à Bérée avant le départ de Paul; il y était resté avec Silas afin de poursuivre l'oeuvre qui avait si bien débuté et pour instruire les nouveaux convertis dans les principes de la foi chrétienne.

La ville d'Athènes était la métropole du paganisme. Paul ne rencontra pas là une populace ignorante et crédule, comme à Lystre, mais un peuple célèbre par son intelligence et sa culture. Partout des statues de dieux, de héros déifiés de l'histoire et de la poésie frappaient le regard, tandis qu'une architecture et une peinture magnifiques illustraient la gloire nationale et la popularité du culte offert aux divinités païennes.

Le peuple était fasciné par la beauté et la splendeur de ces oeuvres d'art. Des sanctuaires et des temples, qui représentaient des sommes considérables, dressaient partout leurs formes imposantes. Les victoires des armées grecques, les actes glorieux des hommes célèbres étaient immortalisés par des sculptures, des autels, des plaques commémoratives. Athènes était ainsi une immense galerie d'art. Tandis que Paul considérait la beauté et la splendeur qui l'entouraient, et qu'il constatait l'idolâtrie à laquelle s'adonnait toute la ville, son esprit était ému de jalousie pour Dieu qu'il voyait déshonoré partout. Il se sentait pris de pitié pour les Athéniens qui, tout intellectuels qu'ils fussent, ignoraient l'essentiel : le vrai Dieu.

L'apôtre ne se laissa pas séduire par le spectacle que lui offrait ce centre de culture. Sa nature religieuse était si vivement attirée par les beautés célestes que l'éclat et la gloire des richesses impérissables lui firent paraître sans valeur la pompe et la splendeur qui l'entouraient. Tandis qu'il considérait la magnificence d'Athènes, il comprenait quel pouvoir séducteur cette ville exerçait sur les amateurs d'art et de science, et il était profondément impressionné par l'importance de la tâche qui l'attendait. Dans cette grande ville, où Dieu n'était pas adoré, Paul souffrait d'un pénible sentiment de solitude. Il soupirait après la sympathie et l'aide de ses compagnons de travail; et en ce qui concernait ses relations humaines, il se sentait dans un profond isolement. Dans son épître aux Thessaloniciens, il exprime ses sentiments en ces termes : « Resté seul à Athènes. » (1 Thessaloniciens 3:1) Des obstacles apparemment insurmontables se dressaient devant lui, et il désespérait d'atteindre le coeur du peuple.

Pendant qu'il attendait Silas et Timothée, Paul ne demeurait pas inactif. « Il s'entretenait donc dans la synagogue avec les Juifs et les hommes craignant Dieu, et sur la place publique chaque jour avec ceux qu'il rencontrait. Mais son but principal à Athènes était d'annoncer le salut à ceux qui n'avaient pas une claire conception de Dieu et de son dessein en faveur de l'humanité déchue. L'apôtre allait bientôt rencontrer le paganisme sous sa forme la plus subtile et la plus séduisante.

Les hommes influents d'Athènes ne tardèrent pas à apprendre la présence, dans leur ville, d'un singulier docteur qui enseignait une doctrine nouvelle et étrange. Quelques-uns d'entre eux cherchèrent à le rencontrer et à s'entretenir avec lui. Bientôt, une foule de gens se rassemblèrent autour d'eux. Certains se disposaient à ridiculiser l'apôtre dont le niveau intellectuel et social, croyaient-ils, était bien inférieur au leur; ils se moquaient de lui en ces termes : « Que veut dire ce discoureur? D'autres, l'entendant annoncer Jésus et la résurrection, disaient : Il semble qu'il annonce des divinités étrangères. »

Parmi les hommes que Paul rencontra sur la place publique se trouvaient « quelques philosophes épicuriens et stoïciens ». Ceux-ci s'aperçurent bien vite, ainsi que tous ceux qui entraient en contact avec l'apôtre, qu'il possédait une somme de connaissances plus grande même que la leur. Sa supériorité intellectuelle commandait le respect des gens cultivés, tandis que son raisonnement, sérieux, logique, soutenu par la force de son élocution, tenait ces hommes suspendus à ses lèvres. Ses auditeurs se rendirent compte qu'ils n'avaient pas affaire à un novice, mais à un homme de taille à affronter toutes les classes de la société en se servant d'arguments convaincants pour étayer ses doctrines. Ainsi l'apôtre ne perdait pas contenance lorsqu'il rencontrait ses contradicteurs sur leur propre terrain; il savait opposer la logique à la logique, la philosophie à la philosophie, l'éloquence à l'éloquence.

Ses adversaires païens attirèrent son attention sur le sort de Socrate qui, pour avoir voulu prôner des dieux étrangers, avait été condamné à mort; ils lui conseillèrent donc de ne pas risquer sa vie de la même manière. Mais le discours de l'apôtre captiva l'attention du public, et sa sagesse sans affectation imposa le respect et l'admiration. Il ne fut réduit au silence ni par la science des philosophes, ni par leur ironie. Persuadés qu'il était déterminé à accomplir une mission parmi eux, quoi qu'il dût lui arriver, ils décidèrent de lui prêter une oreille attentive.

Ils le conduisirent donc sur la colline de Mars, l'un des lieux les plus sacrés d'Athènes. Les souvenirs que ce lieu évoquait étaient tels qu'on le considérait avec une révérence superstitieuse, allant jusqu'à la crainte, dans certains esprits. C'est à cet endroit même que les sujets relatifs à la religion étaient souvent et soigneusement discutés par les hommes appelés à se prononcer dans les questions les plus importantes de la vie morale et sociale de la nation.

Là, loin des bruits et de l'agitation des rues encombrées, loin du tumulte des discussions tapageuses, l'apôtre pouvait parler sans être interrompu. Autour de lui se rassemblèrent des poètes, des artistes et des philosophes -- les sages et les savants d'Athènes -- qui lui posèrent cette question : « Pourrions-nous savoir quelle est cette nouvelle doctrine que tu enseignes? Car tu nous fais entendre des choses étranges. Nous voudrions savoir ce que cela peut être. »

À cette heure de responsabilité solennelle, l'apôtre était calme et en pleine possession de lui-même. Son coeur portait un message lourd de signification, et les mots qui s'échappaient de ses lèvres prouvaient à ses auditeurs qu'il n'était pas un vain discoureur. « Hommes Athéniens, leur dit-il, je vous trouve à tous égards extrêmement religieux. Car, en parcourant votre ville et en considérant les objets de votre dévotion, j'ai même découvert un autel avec cette inscription au dieu inconnu! Ce que vous révérez sans le connaître, c'est ce que je vous annonce. » En dépit de leur grande intelligence et de leur culture étendue, les Athéniens ignoraient l'existence de Dieu, le Créateur de l'univers. Pourtant, quelques-uns d'entre eux aspiraient à une lumière plus complète. Ils cherchaient ardemment à connaître l'Infini.

Les mains tendues vers le temple rempli d'idoles, Paul se libéra du fardeau qui alourdissait son coeur, et il exposa aux Athéniens les erreurs de leur religion. Les auditeurs les plus savants étaient surpris par son argumentation. Il leur montra que leurs oeuvres d'art, leur littérature, leur religion lui étaient familières. Et, parlant de leurs statues et de leurs idoles, il affirma que Dieu ne saurait revêtir les formes imaginées par les hommes, que leurs figures sculptées ne pouvaient – en aucune manière – représenter la gloire de l'Éternel. Il leur rappela que ces idoles étaient dépourvues de vie, qu'elles étaient sous la dépendance du pouvoir humain et ne se mouvaient que par son intervention. C'est pourquoi ceux qui les adoraient leur étaient en tous points supérieurs.

Paul éleva l'esprit de ses auditeurs idolâtres au-dessus de leur fausse religion, et il les amena à une vraie vision de la Divinité, à celui qu'ils avaient baptisé le « dieu inconnu ». Cet Être suprême, leur déclara-t-il, ne dépend pas de l'homme et n'a nul besoin de lui pour rehausser son pouvoir et sa gloire.

L'auditoire était transporté d'admiration par l'argumentation solide et logique de Paul sur les attributs du vrai Dieu, son pouvoir créateur et sa souveraine providence. Avec une éloquence vibrante et solennelle, l'apôtre déclara : « Le Dieu qui a fait le monde et tout ce qui s'y trouve, étant le Seigneur du ciel et de la terre, n'habite point dans des temples faits de main d'homme; il n'est point servi par des mains humaines, comme s'il avait besoin de quoi que ce soit, lui qui donne à tous la vie, la respiration, et toutes choses. » Les cieux ne sont pas assez vastes pour contenir Dieu, à combien plus forte raison les temples construits par des hommes.

À cette époque où régnait l'esprit de caste, où le droit était souvent bafoué, Paul proclama la grande vérité de la fraternité humaine. Dieu, dit-il, « a fait que tous les hommes, sortis d'un seul sang, habitent sur toute la surface de la terre ». À ses yeux tous sont égaux et doivent se soumettre à sa volonté suprême. Ensuite, l'apôtre montra comment, dans la trame de ses relations avec l'homme, Dieu tisse son dessein de grâce et de miséricorde semblable à un fil d'or. Il a « déterminé la durée des temps et les bornes de leur demeure; il a voulu qu'ils cherchent le Seigneur, et qu'ils s'efforcent de le trouver en tâtonnant, bien qu'il ne soit pas loin de chacun de nous ». Faisant allusion aux hommes d'élite qui se trouvaient devant lui, Paul, au moyen d'expressions empruntées à l'un de leurs poètes, leur présenta le Dieu infini comme un Père dont ils étaient les enfants. « En lui, nous avons la vie, le mouvement et l'être, dit-il. C'est ce qu'ont dit aussi quelques-uns de vos poètes : De lui nous sommes la race... Ainsi donc, étant de la race de Dieu, nous ne devons pas croire que la divinité soit semblable à de l'or, à de l'argent, ou à de la pierre, sculptés par l'art et l'industrie de l'homme. »

« Dieu, sans tenir compte des temps d'ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous lieux, qu'ils aient à se repentir. » À l'époque des ténèbres spirituelles qui précéda la venue du Christ, le Maître suprême avait volontiers pardonné l'idolâtrie des païens; mais maintenant que, par son Fils, il envoyait aux hommes la lumière, il attendait que tous se repentent pour être sauvés, non seulement l'humble et le pauvre, mais aussi les philosophes orgueilleux et les princes de ce monde. « Parce qu'il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l'homme qu'il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts... »

Quand Paul parla de la résurrection des morts, « les uns se moquèrent, et les autres dirent : Nous t'entendrons là-dessus une autre fois ».

Ainsi prenait fin la tâche de l'apôtre à Athènes, centre de culture païenne. Les Athéniens, farouchement ancrés dans leur idolâtrie, se détournaient de la lumière de la vraie religion. Lorsqu'un peuple se complait dans ses propres connaissances, il ne faut pas attendre de lui de grands besoins spirituels. Tout fiers qu'ils étaient de leur culture et de leur raffinement, les Athéniens se corrompaient de plus en plus, s'attachant toujours davantage aux mystères fumeux de leur idolâtrie. Cependant, parmi les auditeurs de Paul, certains furent convaincus par les vérités qu'il enseignait; mais ils refusaient de s'abaisser pour reconnaître Dieu et accepter le salut. Nulle éloquence, nul argument ne convertira le pécheur. Seul le pouvoir divin peut introduire la vérité dans le coeur de l'homme, et elle ne saurait toucher celui qui s'obstine à échapper à ce pouvoir. Les Grecs recherchaient la sagesse; or, le message de la croix leur paraissait une folie, parce qu'ils estimaient leur propre sagesse supérieure à celle du ciel.

La raison pour laquelle l'Évangile rencontra si peu de succès parmi les Athéniens provient du fait qu'ils éprouvaient un véritable engouement pour l'intelligence et la sagesse humaines. Les hommes intelligents aux yeux du monde qui viennent au Christ comme de pauvres pécheurs, acquerront la vraie sagesse, celle qui conduit au salut; mais ceux qui se présentent à lui en se targuant de leur supériorité et de leur propre sagesse, ne réussiront pas à recevoir la lumière et la connaissance que lui seul peut accorder.

C'est ainsi que Paul apprit à connaître le paganisme de son époque. Cependant, son travail à Athènes ne fut pas tout à fait vain. Denys, un des notables de la ville, et quelques autres Athéniens acceptèrent l'Évangile et se joignirent sans réserve aux chrétiens.

La Parole inspirée nous a permis de jeter un regard sur la vie des Athéniens qui, malgré tout leur savoir, leur raffinement, leur art, étaient plongés dans la corruption. Grâce à cet aperçu, nous avons pu constater comment Dieu, par l'intermédiaire de son serviteur, réprouvait l'idolâtrie et les péchés d'un peuple orgueilleux, plein de suffisance. Les paroles de l'apôtre, son attitude, le milieu où il se trouvait, tels qu'ils ont été rapportés par l'Écriture, devaient parvenir aux générations futures pour rendre témoignage à son inébranlable confiance, à son courage dans la solitude et l'adversité, à ses victoires remportées au coeur même du paganisme en faveur du christianisme.

Les déclarations de Paul sont riches d'enseignements pour l'Église. L'apôtre était dans une situation telle qu'il aurait pu facilement irriter ses orgueilleux auditeurs, se plaçant ainsi en fâcheuse posture. Si son discours avait attaqué directement les dieux et les grands hommes de la cité, il aurait couru le risque de connaître le sort de Socrate. Mais avec un tact né de l'amour divin, il s'appliqua à détourner la pensée des Athéniens de leurs divinités, et il leur révéla le vrai Dieu qu'ils ne connaissaient pas.

Nous devons annoncer aujourd'hui les vérités divines aux grands de ce monde, pour les décider à choisir entre l'obéissance à la loi de Dieu et la soumission au prince du mal. Le Seigneur place devant eux la vérité éternelle, celle qui peut les conduire au salut; mais il ne les oblige pas à l'accepter. S'ils s'en détournent, il les abandonne à eux-mêmes et les laisse se rassasier du fruit de leurs propres oeuvres.

« La prédication de la croix est une folie pour ceux qui périssent, dit l'apôtre; mais pour nous qui sommes sauvés elle est une puissance de Dieu. Aussi est-il écrit : Je détruirai la sagesse des sages, et j'anéantirai l'intelligence des intelligents. » « Dieu a choisi les choses folles du monde pour confondre les sages; Dieu a choisi les choses faibles du monde pour confondre les fortes; et Dieu a choisi les choses viles du monde et celles qu'on méprise, celles qui ne sont point, pour réduire au néant celles qui sont. » (1 Corinthiens 1:18,19,27,28)

Nombreux seront les plus grands savants, les hommes d'État les plus éminents, les personnalités les plus en vue qui, aux derniers jours, se détourneront de la vérité parce que la sagesse de ce monde ignore le Seigneur. Cependant les serviteurs de Dieu doivent profiter de toutes les occasions pour leur annoncer l'Évangile. Certains d'entre eux reconnaîtront leur ignorance à cet égard, et, alors, comme d'humbles élèves, ils viendront s'asseoir aux pieds du grand Maître. Mais ceux qui s'efforcent d'atteindre les classes élevées ont besoin d'une foi solide. Si les apparences semblent être contre eux, à l'heure la plus sombre, la lumière resplendira du ciel.

Les forces de ceux qui aiment et servent le Seigneur se renouvelleront de jour en jour. La connaissance de l'Infini est à leur disposition, afin qu'ils ne s'égarent pas en exécutant les desseins de Dieu. Qu'ils conservent fermement jusqu'à la fin leur assurance et se souviennent que la vérité divine doit briller au sein des ténèbres qui enveloppent notre monde. Dans le service de Dieu, il faut bannir le découragement. Que la foi du serviteur consacré demeure ferme dans l'épreuve. Le Seigneur peut et veut lui accorder toute la force nécessaire, toute la sagesse que réclament les exigences de son oeuvre. Il ira bien au-delà des plus grands espoirs de ceux qui se confient en lui.