Christ et sa justice

Chapitre 10

Le Seigneur notre justice

La question est donc la suivante: Comment obtenir la justice requise pour que l’on puisse entrer dans cette cité? Répondre à cette question est la grande oeuvre de l’Évangile. Tout d’abord, arrêtons-nous sur une leçon de la justification ou de la communication de la justice (droiture). Un exemple peut nous aider à mieux comprendre le concept; Luc 18:9-14 nous le fournit en ces termes : « Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes, et ne faisant aucun cas des autres : Deux hommes montèrent au temple pour prier; l’un était pharisien, et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : Ô dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain; je jeûne deux fois la semaine, je donne la dîme de tous mes revenus. Le publicain, se tenant à distance, n’osait pas même lever les yeux au ciel; mais il se frappait la poitrine, en disant : Ô Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié, plutôt que l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. »

Ceci fut écrit pour nous montrer comment nous ne pouvons pas, et comment nous pouvons obtenir la justice. Les pharisiens n’ont pas disparu; il y en a beaucoup aujourd’hui qui espèrent « gagner » la justice par leurs propres bonnes oeuvres. Ils sont sûrs d’être justes. Ils ne se vantent pas toujours aussi ouvertement de leur bonté, mais ils montrent de diverses autres manières qu’ils sont confiants en leur propre justice. Peut-être l’esprit du pharisien — l’esprit qui raconterait à Dieu ses propres bonnes actions comme une raison de gagner sa faveur — est si répandu parmi ceux qui se déclarent chrétiens, qu’ils se sentent prostrés en raison de leurs péchés. Ils savent qu’ils ont péché, et ils se sentent condamnés. Ils se lamentent sur leur état pécheur, et déplorent leur faiblesse. Leurs témoignages ne s’élèvent jamais au-dessus de ce niveau. Souvent, ils s’abstiennent par pure honte de parler dans l’assemblée, et souvent ils n’osent pas s’approcher de Dieu dans la prière. Après avoir péché plus que d’habitude, ils s’abstiennent de prier pendant un certain temps, jusqu’à ce que le sentiment aigu de leur échec ait disparu, ou jusqu’à ce qu’ils s’imaginent qu’ils l’ont compensé au moyen d'une bonne conduite spéciale. De quoi ceci est-il une manifestation? De cet esprit pharisaïque qui voudrait faire étalage de sa propre justice devant Dieu; qui ne veut pas venir devant Lui, à moins qu’il puisse s’appuyer sur le faux soutien de sa propre bonté imaginaire. Ils veulent être capables de dire au Seigneur : « Vois-tu comme j’ai été bon depuis quelques jours? Tu m’accepteras sûrement, maintenant. »

Mais quel est le résultat? L’homme qui croyait en sa propre justice n’en avait aucune, alors que l’homme qui priait avec une contrition venue du coeur : « Dieu soit apaisé envers moi, qui suis un pécheur », revint chez lui en tant qu’homme juste. Christ dit qu’il partit justifié, c’est-à-dire rendu juste.

Remarquons que le publicain fit quelque chose de plus que de déplorer son iniquité; il demanda la miséricorde. Qu’est-ce que la miséricorde? C’est une faveur imméritée. C’est la disposition à traiter un homme mieux qu’il ne le mérite. La Parole inspirée dit de Dieu : « Mais autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant sa bonté est grande pour ceux qui le craignent » (Psaume 103:11). C’est-à-dire que la mesure avec laquelle Dieu nous traite mieux que nous le méritons, quand nous venons humblement à Lui, est équivalente à la distance entre la terre et les cieux les plus hauts. Et en quoi nous traite-t-il mieux que nous le méritons? En éloignant nos péchés de nous; car le verset suivant dit : « Autant l’orient est éloigné de l’occident, autant il éloigne de nous nos transgressions » (Psaume 103:12). Et les paroles du disciple bien-aimé sont d’accord avec cela : « Si nous confessons nos péchés, Il est fidèle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquité » (1 Jean 1:9).

Pour trouver une autre affirmation de la miséricorde de Dieu, et pour voir comment elle se manifeste, lisons Michée 7:18,19 : « Quel Dieu est semblable à Toi, qui pardonnes l’iniquité, qui oublie les péchés du reste de ton héritage? Il ne garde pas sa colère à toujours, car Il prend plaisir à la miséricorde. Il aura encore compassion de nous, Il mettra sous ses pieds nos iniquités; Tu jetteras au fond de la mer tous leurs péchés. » Lisons maintenant l’affirmation formelle des Écritures, sur la façon dont la justice est accordée.

L’apôtre Paul, ayant prouvé que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu, de sorte que par les actes de la loi, personne ne sera justifié devant Lui, continue en disant que : « Ils sont gratuitement justifiés [rendus justes] par sa grâce, par le moyen de la rédemption qui est en Jésus-Christ. C’est Lui que Dieu a destiné, par son sang, à être, pour ceux qui croiraient, victime expiatoire, afin de montrer sa justice, parce qu’Il avait laissé impunis les péchés commis auparavant, au temps de Sa patience, afin, dis-je, de montrer sa justice dans le temps présent, de manière à être juste tout en justifiant celui qui a la foi en Jésus » (Romains 3:24-26).

« Étant gratuitement rendus justes ». Comment pourrait-il en être autrement? Puisque les plus grands efforts de l’homme pécheur n’ont pas le moindre effet pour produire la justice, il est évident que le seul moyen pour qu’il puisse l’obtenir, est le don. Paul la présente clairement comme un don dans Romains 5:17 : « Si par l’offense d’un seul la mort a régné par lui seul, à plus forte raison ceux qui reçoivent l’abondance de la grâce et du don de la justice régneront-ils dans la vie par Jésus-Christ lui seul ». C’est parce que la justice est un don de Dieu que la vie éternelle — qui est la récompense de la justice — est le don de Dieu par Jésus-Christ notre Seigneur.

Christ a été établi par Dieu comme Celui par qui le pardon des péchés doit être obtenu; et ce pardon consiste simplement en la déclaration de Sa justice (laquelle est la justice de Dieu) pour leur rémission. Dieu « qui est riche en miséricorde » (Éphésiens 2:4) et qui s’en réjouit, place Sa propre justice sur le pécheur qui croit en Jésus, en tant que substitut pour ses péchés. Il s’agit d’un échange extrêmement avantageux pour le pécheur. Et ce n’est pas une perte pour Dieu, car Sa Sainteté est infinie, et son approvisionnement ne peut jamais tarir.

Le texte que nous venons de voir (Romains 3:24-26) n’est qu’une autre façon d’exposer l’idée contenue dans les versets 21 et 22 affirmant que par les oeuvres de la loi, aucun homme ne sera rendu juste. L’apôtre ajoute: « Mais maintenant, sans la loi est manifestée la justice de Dieu, à laquelle rendent témoignage la loi et les prophètes, justice de Dieu par la foi en Jésus-Christ, pour tous ceux qui croient. » Dieu place Sa justice sur le croyant. Il le couvre de Sa Justice pour que son péché n’apparaisse plus. Alors celui qui est pardonné peut s’écrier avec le prophète :

« Je me réjouirai en l’Éternel, mon âme est ravie d’allégresse en mon Dieu; car il m’a revêtu des vêtements du salut, Il m’a couvert du manteau de la délivrance, comme le fiancé s’orne d’un diadème, comme la fiancée se pare de ses joyaux » (Ésaïe 61:10).

Mais que veut dire: « la justice de Dieu sans la loi? ». Comment cette déclaration s’accorde-t-elle avec l’affirmation que la loi est la justice de Dieu, et qu’en dehors de ses exigences, il n’y a pas de justice? Il n’y a pas de contradiction. La loi n’est pas mise de côté par ce processus. Notons soigneusement: Qui a donné la loi? Christ. Comment la présenta-t-il? Comme quelqu’un ayant autorité. Comme Dieu! La loi émana de Lui autant que du Père, et elle est simplement la déclaration de la justice de Son caractère. Par conséquent, la justice qui vient par la foi en Jésus-Christ est la même justice qui est personnifiée dans la loi; et ceci est encore démontré par le fait que « la loi lui rend témoignage » (Romains 3:21).

Que le lecteur essaie d’imaginer la scène. D’un côté la loi se dresse comme un témoin prompt à agir contre le pécheur. Elle ne peut pas changer, et ne déclarera pas qu’un pécheur et un homme juste. Le pécheur condamné essaie à plusieurs reprises d’obtenir la justice par la loi, mais elle résiste à toutes ses avances. Elle ne peut pas être achetée par une quantité de pénitences, ni de prétendues bonnes actions. Mais Christ entre en scène, aussi plein de grâce que de vérité, et appelle le pécheur à Lui. Finalement, le pécheur, fatigué par sa lutte vaine pour obtenir la justice par la loi, écoute la voix du Christ et cherche refuge dans Ses bras étendus. Se cachant en Lui, il est couvert par la justice de Christ; le résultat est qu’il a obtenu par la foi en Christ ce qu’il s’était vainement efforcé d’obtenir. Il possède la justice que la loi exige, et c’est la véritable justice, parce qu’il l’a reçue de la Source de la Justice, du lieu même d’où la loi est venue. Et la loi témoigne de l’authenticité de cette justice. Elle dit que, tant que l’homme la garde, elle se présentera au tribunal et le défendra contre tous les accusateurs. Elle témoignera qu’il est un homme juste. La justice « qui s’obtient par la foi en Christ, la justice qui vient de Dieu par la foi » (Philippiens 3:9), donna à Paul la sécurité qu’il serait sauvé au jour de Christ.

Il n’y a pas d’objection à formuler. Dieu est juste, et en même temps, Il justifie celui qui croit en Jésus. En Jésus, habite toute la plénitude de la Divinité; Il est l’égal du Père dans tous Ses attributs. Par conséquent, la rédemption qui existe en Lui — la faculté de racheter l’homme perdu — est infinie. La rébellion de l’homme est tournée contre le Fils aussi bien que contre le Père, puisque les deux ne font qu’un. Aussi, quand Christ « s’est donné Lui-même pour nos péchés », c’était le Roi qui souffrait pour ses sujets rebelles, Lui, l'injurié qui pardonnait et qui fermait les yeux sur l’offense. Aucun sceptique ne niera que toute personne à le droit et le privilège de pardonner une offense commise contre elle-même; alors pourquoi discuter quand Dieu exerce le même droit? Il a certainement le droit de pardonner la blessure qui lui a été faite, quand il le désire; et plus encore, parce qu’Il maintient l’intégrité de Sa loi, en se soumettant dans Sa propre Personne au châtiment mérité par le pécheur. « Mais l’innocent a souffert pour le coupable ». C’est vrai; mais l’innocente Victime, « s’est donnée Elle-même » volontairement, pour qu’elle puisse faire, avec justice envers Son gouvernement, ce que Son amour lui dictait : pardonner la blessure qui lui était faite en tant que Souverain de l’univers.

Maintenant, lisons la propre déclaration de Dieu au sujet de Son propre Nom, — déclaration faite dans une des pires affaires de mépris jamais manifestée à Son égard :

« L’Éternel descendit dans une nuée, se tint là auprès de lui, et proclama le nom de l’Éternel. Et l’Éternel passa devant lui, et s’écria: L’Éternel, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, riche en bonté et en fidélité, qui conserve son amour jusqu’à mille générations, qui pardonne l’iniquité, la rébellion et le péché, mais qui ne tient point le coupable pour innocent » (Exode 34:5-7).

Tel est le Nom de Dieu; c’est le caractère au moyen duquel Il Se révèle à l’homme; à la lumière de laquelle Il désire que les hommes Le considèrent. Mais que dire de cette déclaration: « Il ne tient point le coupable pour innocent »? Ceci est parfaitement en accord avec Sa longanimité, Sa grande bonté, et Son pardon de la transgression de Son peuple. Il est vrai que Dieu ne tiendra nullement le coupable pour innocent; Il ne pouvait le faire tout en restant un Dieu juste. Mais Il fait quelque chose de bien meilleur : Il enlève la culpabilité, de sorte que celui qui était autrefois coupable n’a plus besoin d’être innocenté — il est justifié et considéré comme s’il n’avait jamais péché.

Que personne ne critique l’expression « revêtir la justice », comme si cela impliquait de l’hypocrisie. Certains, manifestant un manque singulier d’appréciation du don de la justice, ont affirmé qu’ils ne voulaient pas d’une justice « placée » (sur eux), mais qu’ils voulaient seulement la justice qui vient de la vie, méprisant ainsi la justice de Dieu, qui est la foi de Jésus-Christ pour tous et sur tous ceux qui croient. Nous partageons leur idée pour autant qu’elle est une protestation contre l’hypocrisie, une forme de piété sans puissance; mais nous voudrions que le lecteur ait cette pensée à l’esprit : il y a une grande différence selon qui établit la justice. Si nous essayons de l’établir nous-mêmes, alors nous n’obtenons réellement qu’un vêtement souillé; peu importe le bon aspect qu’il peut offrir à notre vue; mais quand Christ nous en revêt, elle ne doit pas être dédaignée ni rejetée. Remarquons l’expression d’Ésaïe : « Il m’a couvert avec la robe de justice ». La justice avec laquelle Christ nous recouvre est la justice qui obtient l’approbation de Dieu; et si Dieu en est satisfait, les hommes ne devraient sûrement pas essayer de trouver quelque chose de meilleur.

Mais avançons un peu plus, et toutes les difficultés disparaîtront. Zacharie 3:1-5 fournit la solution :

« Il me fit voir Josué, le souverain sacrificateur, debout devant l’ange de l’Éternel, et Satan qui se tenait à sa droite pour l’accuser. L’Éternel dit à Satan: Que l’Éternel te réprime, Satan! Que l’Éternel te réprime, lui qui a choisi Jérusalem! N’est-ce pas là un tison arraché du feu? Or Josué était couvert de vêtements sales, et il se tenait debout devant l’ange. L’ange, prenant la parole, dit à ceux qui étaient devant lui: Ôtez-lui ses vêtements sales! Puis il dit à Josué: Vois, je t’enlève ton iniquité, et je te revêts d’habits de fête. Je dis: Qu’on mette sur sa tête un turban pur! Et ils mirent un turban pur sur sa tête, et ils lui mirent des vêtements. L’ange de l’Éternel était là. »

Notons que le fait d’enlever les vêtements sales signifie faire disparaître l’iniquité de la personne. Et ainsi, nous découvrons que quand Christ nous couvre de la robe de Sa propre justice, Il ne fournit pas manteau pour le péché, mais il enlève le péché. Et ceci montre que le pardon des péchés est quelque chose de plus qu’une simple forme, quelque chose de plus qu’une simple inscription dans les registres du ciel; à la suite du pardon, le péché a été supprimé. Le pardon des péchés est une réalité; c’est quelque chose de tangible, quelque chose qui affecte l’individu d’une manière vitale. Il le délivre réellement de sa culpabilité; et s’il est délivré de sa culpabilité, il est justifié, rendu juste : il a certainement subi un changement radical. Il est, en fait, une autre personne. Car c’est en Christ qu’il a obtenu cette justice pour la rémission de ses péchés. Elle a été obtenue seulement en Christ. Mais « si quelqu’un est en Christ il est une nouvelle créature » (2 Corinthiens 5:17). C'est ainsi que le pardon complet et gratuit des péchés apporte ce changement merveilleux et miraculeux connu comme la nouvelle naissance; car un homme ne peut pas devenir une nouvelle créature sans passer par une nouvelle naissance. C’est la même chose que d’avoir un coeur nouveau ou un coeur pur.

Le coeur nouveau est un coeur qui aime la justice et hait le péché. C’est un coeur qui se plaît à être conduit dans les chemins de la justice. C’est un tel coeur que le Seigneur désirait pour Israël : « Oh! s’ils avaient toujours ce même coeur pour me craindre et pour observer tous mes commandements, afin qu’ils fussent heureux à jamais, eux et leurs enfants! » (Deutéronome 5:29).

Pour résumer, c’est un coeur libéré de l’amour du péché, aussi bien que de la culpabilité du péché. Mais qu’est-ce qui fait qu’un homme désire sincèrement le pardon de ses péchés? C’est simplement sa haine contre ces péchés et son désir de justice suscités par le Saint-Esprit.

L’Esprit lutte avec tous les hommes. Il vient pour faire des reproches; quand ses reproches sont pris en considération, il remplit immédiatement la fonction de consolateur. La même disposition de soumission et de docilité qui conduit une personne à accepter l’Esprit, la conduira aussi à suivre les enseignements de l’Esprit, et Paul dit que: « tous ceux qui sont conduits par l’Esprit de Dieu sont fils de Dieu » (Romains 8:14).

Une fois de plus, qu’est-ce qui procure la justification, ou le pardon des péchés? C’est la foi, car Paul dit: « Étant donc justifiés par la foi, nous avons la paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus-Christ » (Romains 5:1). La justice de Dieu est placée sur nous et imputée à tous ceux qui croient (Romains 3:22). Mais ce même exercice de la foi fait de cette personne un fils de Dieu; car l’apôtre Paul dit encore « Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ » (Galates 3:26).

La lettre de Paul à Tite illustre le fait que tous ceux dont les péchés sont pardonnés deviennent aussitôt fils de Dieu. D’abord, il montre la condition des méchants dans laquelle nous étions autrefois, puis il dit :

« Mais lorsque la bonté de Dieu notre Sauveur et son amour pour les hommes ont été manifestés, Il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon Sa miséricorde, par le baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit, qu’Il a répandu sur nous avec abondance par Jésus-Christ notre Sauveur, afin que, justifiés par sa grâce, nous devenions, en espérance, héritiers de la vie éternelle » (Tite 3:4-7).

Notons que c’est en étant justifié par Sa grâce que nous devenons héritiers. Nous avons déjà appris dans Romains 3:24 et 25 que cette justification par Sa grâce résulte de notre foi en Christ; mais Galates 3:26 nous dit que la foi est due à Jésus-Christ, et fait de nous les enfants de Dieu; par conséquent, nous savons que quiconque a été justifié par la grâce de Dieu, a été pardonné, et est un enfant et un héritier de Dieu.

Ceci montre qu’il n’y a pas de raison de penser qu’une personne doive subir une sorte l’examen, et parvenir à un certain degré de sainteté, avant que Dieu l’accepte comme son enfant. Il nous reçoit tel que nous sommes. Ce n’est pas pour notre bonté qu’Il nous aime, mais à cause de notre besoin. Il nous reçoit, non pour un bien quelconque qu’Il trouve en nous, mais pour son propre bien, et parce qu’Il sait ce que Sa divine puissance peut faire de nous. C’est seulement quand nous nous rendons compte de la merveilleuse exaltation et sainteté de Dieu, et le fait qu’Il vient à nous, dans notre condition pécheresse et dégradée pour nous adopter dans Sa famille que nous pouvons apprécier la force de l’exclamation de l’apôtre : « Voyez quel amour le Père nous a témoigné pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! » (1 Jean 3:1). Tous ceux qui ont reçu cet honneur se purifieront comme Lui est pur. Dieu ne nous adopte pas comme Ses enfants, parce que nous sommes bons, mais afin qu’Il puisse nous rendre bons. Paul dit: « Mais Dieu, qui est riche en miséricorde, à cause du grand amour dont Il nous a aimés, nous qui étions morts par nos offenses, nous a rendus à la vie avec Christ (c’est par grâce que vous êtes sauvés); Il nous a ressuscités ensemble, et nous fait asseoir ensemble dans les lieux célestes, en Jésus-Christ, afin de montrer dans les siècles à venir l’infinie richesse de sa grâce par sa bonté envers nous en Jésus-Christ » (Éphésiens 2:4-7). Et puis, il ajoute : « Car c’est par grâce que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Ce n’est point par les oeuvres, afin que personne ne se glorifie. Car nous sommes tous son ouvrage, ayant été créés en Jésus-Christ pour de bonnes oeuvres, que Dieu a préparées d’avance, afin que nous les pratiquions » (Éphésiens 2:8-10). Ce passage montre que Dieu nous a aimés, tandis que nous étions morts dans nos péchés. Il nous donne Son Esprit pour nous vivifier en Christ, et ce même Esprit prouve notre adoption dans la famille de Divine, Il nous adopte afin que, comme nouvelles créatures en Christ, nous puissions accomplir les bonnes oeuvres que Dieu a préparées d’avance.